L'ironie dans l'oeuvre de Jean Giono d'après-guerre

par Béchir Kahia

Thèse de doctorat en Langue et littérature françaises

Sous la direction de André Not.

Le président du jury était Jean-Yves Laurichesse.

Le jury était composé de André Not, Jean-Yves Laurichesse, Sylvie Vignes, Mustapha Trabelsi.

Les rapporteurs étaient Sylvie Vignes, Mustapha Trabelsi.


  • Résumé

    L'ironie atteint au plus complexe par le plus simple, à la raison par l'irrationnel, à la puissance par la douceur, au sérieux par la raillerie. C'est l'éclosion de l'art de subversion ironique. Dans la tradition rhétorique, nulle mention n'est faite d'une forme d'utilisation littéraire de l'ironie qui permettrait au sein d'une oeuvre romanesque, dramatique ou poétique l'intrusion de la figure de l'auteur. Dans la période d'après-guerre, on voit un nouveau Giono qui renouvelle l'édifice de son oeuvre sur une sorte de vertige : l'ironie, les sous-entendus, l'implicite, les vides narratifs aussi bien dans le style que dans la conception du monde. Les oeuvres qui paraissaient au moment où naît cette ère du soupçon qui a divisé l'oeuvre et a changé l'esthétique de l'écrivain, sont les plus marquées par l'ironie. Giono assigne l'ironie à un foyer de production fictionnelle qui ne saurait bénéficier de quelques immunités philosophiques, esthétiques, techniques. L'ironie c'est aussi l'effet des procédés typographiques. Dans cet univers, toute authenticité risque d'être pervertie dans un roman. Mais l'ironie de Giono est avant tout une vision tragique du monde. Elle est également une interprétation de la condition humaine. Le romancier est donc celui qui nage dans les eaux troubles de la contradiction. Il examine le monde en dévoilant les ambiguïtés.

  • Titre traduit

    Irony in Jean Giono’s Post-war Works


  • Résumé

    The irony achieves to the most complex by the simplest, to the reason by the irrational, to the power by the sweetness, to the seriously by the mockery. It is the hatching of the art of the ironic subversion. In the Rhetoric tradition, no mention was made of a shape of a literary use of irony which would allow within a novelistic, dramatic or poetic work, the intrusion of the figure of the author. In the post-war period, we see a new Giono who renews the building of his work on a kind of dizziness: the irony, the allusions, the implicit and the narrative emptiness, in the style and in the conception of the world as well. The works which appeared as is born this era of suspicions which divided the work and changed the esthetics of the writer, are the most marked by the irony. Giono assigns the irony to a home of fictional production which could not benefit philosophical, esthetical, and technical immunity. Irony is also the effect of the typographic processes. In this universe, any authenticity risks to be perverted in a novel. But the irony of Giono is primarily a tragic vision of the world, a form of belonging to this world and a way of participation in its mockeries and its delights. It is also an interpretation of the human condition. The novelist is thus the one who swims in shady waters of the contradiction. He examines the world by revealing the ambiguities.


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  • Détails : 2 vol. (402 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 372-402

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