Thèse soutenue

Le sérieux et le manifeste en droit judiciaire privé : contribution à une étude de la certitude en droit

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Auteur / Autrice : Clovis Callet
Direction : Jean-Yves ChérotEmmanuel Putman
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit privé
Date : Soutenance le 04/12/2015
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences juridiques et politiques (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Laboratoire de théorie du droit (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône)
Jury : Président / Présidente : Soraya Amrani-Mekki
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Yves Chérot, Emmanuel Putman, Soraya Amrani-Mekki, Pierre Brunet, Pascale Deumier, Frédéric Rouvière
Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre Brunet, Pascale Deumier
DOI : 10.70675/f01c1701z6984z4c51zb47bz3948818e97d2

Résumé

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Le moyen sérieux et l’appréciation manifeste sont des notions bien connues des processualistes qui suscitent toujours la défiance et la circonspection. Elles connaissent pourtant un succès législatif spectaculaire et interviennent dans l’application d’un grand nombre de textes dont l’importance pratique et juridique n’est plus à démontrer. Encore considérées comme la clé la plus insaisissable des dispositifs dans lesquelles elles sont intégrées, ces notions appellent une étude synthétique. Faisant le lien entre des analyses doctrinales éparses qui ne s’intéressent à ces notions qu’au sein d’une procédure identifiée, la thèse tente d’en dégager une définition généralement et globalement opérante. Un examen attentif de la jurisprudence conduit à rejeter la définition classique fondée sur l’évidence et à lui substituer une définition fondée sur le concept plus large de certitude.La réflexion glisse alors imperceptiblement vers la théorie du droit et se tourne vers la question de la vérité en droit. Une connaissance objective des règles de droit est-elle possible ?A la recherche d’une définition succède naturellement une recherche des fonctions des notions. Véritables facteurs de rationalisation du droit processuel, elles y occupent une place essentielle. En dégageant les fonctions pratiques et juridiques des notions, la thèse est amenée à sortir des hypothèses consacrées et à rechercher si les conditions du recours à ces notions ne sont pas déjà réunies dans des dispositifs où il n’y est pourtant pas expressément fait référence. Elle quitte même le terrain du droit positif pour interroger la rationalité des mécanismes dont la mise en œuvre dépend des notions étudiées