Thèse soutenue

Traitement anti-angiogénique par le bevacizumab des tumeurs gliales malignes : étude in vitro dans une matrice tridimensionnelle

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Auteur / Autrice : Thomas Simon
Direction : Jean-Pierre Vannier
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Rouen
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normande de biologie intégrative, santé, environnement (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)

Résumé

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Les glioblastomes (gliomes de grade IV) font partie des tumeurs solides les plus invasives et les plus agressives. Le bevacizumab, anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le facteur pro-angiogénique vascular and endothelial growth factor-A (VEGF-A), est utilisé dans le traitement de ces tumeurs. Malgré une réponse initiale associée à l’effet anti-angiogénique du traitement, des études récentes ont rapporté des récurrences de la tumeur chez des patients atteints de glioblastome et traités avec le bevacizumab. Plusieurs hypothèses existent d’ores et déjà pour expliquer ce phénomène de résistance. Ces propositions sont majoritairement basées sur une réponse à l’effet anti-angiogénique du bevacizumab. Lors de notre étude, nous avons envisagé un effet direct du bevacizumab sur les cellules de glioblastome. Suite à un traitement avec le bevacizumab, nous avons ainsi observé des modifications dans les profils d’expression de composants de l’axe VEGF/VEGF-R et dans la réponse au VEGF-A des cellules de glioblastome. En parallèle, nous avons également rapporté que le bevacizumab pouvait agir directement sur les cellules de glioblastome en activant des voies de signalisation intracellulaires associées à la survie. Le bevacizumab induit également une augmentation de la prolifération et de l’invasion des cellules de glioblastome dans un hydrogel d’acide hyaluronique (AH). L’ensemble des données obtenues confirment l’existence d’un effet direct et paradoxal du bevacizumab sur les cellules de glioblastome. Cet effet serait caractérisé par une augmentation de l’agressivité des cellules tumorales liée à des changements dans la signalisation dépendante du VEGF-A. L’identification de médiateurs impliqués dans cet effet direct du bevacizumab et des mécanismes intracellulaires associés pourrait aider au développement de thérapies multi-cibles utilisables dans le traitement des glioblastomes.