Thèse soutenue

Représentations sociales et analyse des risques : étude de la relation entre le risque et la crise économique par la théorie des représentations sociales

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Auteur / Autrice : Ruxanda Kmiec Bardu
Direction : Christine Roland-Lévy
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 28/11/2014
Etablissement(s) : Reims
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales (Reims ; 2012-)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : (C2S) - Laboratoire de psychologie Cognition Santé Socialisation
Jury : Président / Présidente : Dongo Rémi Kouabenan
Rapporteurs / Rapporteuses : Nicolas Roussiau

Mots clés

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Résumé

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L'objectif de ce travail est d'étudier le risque en tant qu'objet social, sa relation avec plusieurs risques spécifiques de la vie courante et plus particulièrement avec la crise économique. Sept études ont été menées autour de trois axes : le premier vise à explorer et à vérifier l'existence d'une représentation sociale du risque en général. La théorie des représentations sociales (Moscovici, 1961) et notamment l'approche structurale, la théorie du noyau (Abric, 1984; Flament, 1981), et l'analyse prototypique (Vergès, 1992) ont été mobilisées. Dans un deuxième temps, nous avons analysé comment les éléments représentationnels du risque (noyau central et éléments de périphérie), peuvent s'appliquer à l'analyse de dix risques spécifiques médiatisés au moment de la recherche, ou encore identifiés comme étant proches des préoccupations des participants (étudiants). Les résultats montrent que les éléments représentationnels du risque sont fiables lorsqu'ils sont utilisés pour construire des échelles décrivant des risques spécifiques. L'axe deux se propose d'approfondir le lien entre la représentation sociale du risque et celle de la crise économique, en tant que risque collectif. Il comprend : une analyse structurale de la représentation sociale de la crise, une épreuve de classification par blocs, une analyse de patterns de mots (Vergès, 2001) et de leurs effets tant sur la perception de la gravité que sur les actions face à la crise. Les résultats soutiennent l'idée que la représentation sociale du risque est un médiateur des évaluations et comportement économiques. Le troisième axe présente une étude interculturelle entre deux pays européens (France et Roumanie) différentiables sur la dimension individualisme / collectivisme. Nous avons utilisé d'autres modes d'analyse de productions verbales et notamment l'analyse multidimensionnelle des données lexicales (ALCESTE), qui a mis en évidence des différences entre les représentations sociales du risque selon le pays.