Les mouvements de terrain du vignoble champenois : approche géomorphologique et hydrologique
| Auteur / Autrice : | Nicolas Bollot |
| Direction : | Guillaume Pierre |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Géographie physique, humaine, économique et régionale |
| Date : | Soutenance le 09/12/2014 |
| Etablissement(s) : | Reims |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales (Reims ; 2012-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : (GEGENAA) -Groupe d'Etude sur les Géomatériaux et Environnements Naturels, Anthropiques Archéologiques |
| Jury : | Président / Présidente : Alain Marre |
| Examinateurs / Examinatrices : Guillaume Pierre, Alain Devos, Gilles Grandjean | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean Poesen, Pierre-Gil Salvador |
Mots clés
Résumé
Les nombreux mouvements de terrain qui affectent les versants du vignoble champenois sont à l'origine de coûteux dégâts. Les causes de leur déclenchement restent cependant indéterminées. Basé sur une méthodologie pluridisciplinaire, ce travail de recherche vise à comprendre l'origine et le fonctionnement de ces désordres. A l'échelle régionale, deux grands ensembles se distinguent et mettent en avant le rôle de la structure sur les dynamiques géomorphologiques. Au nord, la cambrure de versant domine. D'âge antésaalien, elle s'est produite en phase ana et/ou cataglaciaire. Au sud, dans le secteur de la vallée de la Marne et de ses affluents, 264 glissements de terrain, d'âge tardiglaciaire pour la plupart, sont recensés. A l'échelle du bassin versant, les glissements de terrain se situent dans les secteurs à fort rendement hydrologique. En retour, leur présence modifie la répartition spatiale des sources : les plus profonds constituent une couverture semi-perméable déterminant un aquifère semi-captif. A l'échelle locale, les investigations géophysiques et piézométriques permettent de modéliser les relations hydrogéologiques entre formations superficielle et substrat. Il apparait que les glissements ont une structure très hétérogène, que les circulations d'eau y sont réduites et ralenties dans la masse du mouvement, et enfin que les échanges avec le substrat se produisent le long du plan de cisaillement. Dans ces conditions, l'influence des facteurs climatiques actuels sur la réactivation des glissements est indirecte et faible.