Vers une valorisation industrielle d’un remède traditionnel pour le traitement des intoxications ciguatériques
| Auteur / Autrice : | Fanny Rossi |
| Direction : | Nabila Gaertner-Mazouni, Mireille Chinain |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Chimie analytique |
| Date : | Soutenance le 23/04/2014 |
| Etablissement(s) : | Polynésie française |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale du Pacifique (Faaa ; 2005-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Pôle des biotoxines marines IRD-ILM |
| Entreprise : Pacific Biotech | |
| Laboratoire : Université de la Polynésie Française | |
| Jury : | Président / Présidente : John Arnason |
| Examinateurs / Examinatrices : Priscille Téa Frogier, Cécile Debitus, Laurent Richert | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : John Arnason, Michel Sauvain | |
| DOI : | 10.70675/cada436czc26bz4504za6c9zc658a490ad48 |
Mots clés
Résumé
Malgré leur existence ancienne et leur incidence dans la zone intertropicale, aucun traitement efficace, autre que symptomatique, n’est disponible à l’heure actuelle pour traiter les intoxications ciguatériques. La médecine traditionnelle à base de plantes vient alors au secours des populations. Dans la région du Pacifique, une des plantes les plus utilisées, et présentant des potentialités dans le traitement de la ciguatéra, est Heliotropium foertherianum Diane & Hilger. Toutefois, cette plante, de la famille des Borraginacées, est connue pour produire des alcaloïdes pyrrolizidiniques, composés hépatotoxiques. Dans ce travail, l’activité biologique sur cellules neuronales et la composition chimique d’H. foertherianum ont été étudiées, en vue d’une valorisation d’un extrait de cette plante. Dans un premier temps, la confirmation de l’activité biologique in vitro de l’extrait aqueux d’H. foertherianum et de ses principes actifs, les acides rosmarinique et caféique, a été apportée. Ensuite, la caractérisation chimique de l’extrait aqueux par CLHP-SM a mené à l’identification potentielle de 25 composés et à la vérification de l’absence des alcaloïdes pyrrolizidiniques. Enfin, l’étude des paramètres de récolte, de conservation et d’extraction des feuilles et extraits a permis de détailler les conditions nécessaires à l’obtention d’un extrait à la teneur maximale en principes actifs dont l’activité biologique serait garantie. Ainsi, la production locale d’un extrait d’H. foertherianum, dosé en principes actifs et dont l’innocuité est vérifiée, en tant que traitement contre les intoxications ciguatériques peut être sérieusement envisagée.