Thèse soutenue

L'ontogénèse de la reconnaissance des compagnons du nid chez les fourmis et les guêpes sociales

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Auteur / Autrice : Lisa Signorotti
Direction : Patrizia D’EttorreRita Cervo
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Ethologie
Date : Soutenance le 16/05/2014
Etablissement(s) : Paris 13
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Galilée (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'éthologie expérimentale et comparée (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis)
Jury : Président / Présidente : Pierre Jaisson
Examinateurs / Examinatrices : Thibaud Monnin
Rapporteurs / Rapporteuses : Yves Le Conte, Alain Lenoir, Stefano Turillazzi

Mots clés

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Résumé

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Chez les insectes sociaux, la capacité à reconnaître les compagnons du nid des autres a évolué du fait de l’intérêt à distinguer les individus apparentés. En effet, il est avantageux que les actes de coopération soient uniquement dirigés vers les individus apparentés. La faculté de discrimination repose sur la capacité à percevoir les signaux de reconnaissance (hydrocarbures cuticulaires) d'un individu rencontré et de le comparer avec une représentation de l'odeur de sa propre colonie. L'ontogénèse de la reconnaissance des compagnons du nid et les processus d'apprentissage qui pourraient les sous-tendre ont été peu explorés jusqu’à ce jour. Il a été suggéré que les insectes sociaux apprennent l'odeur de leur colonie pendant les premières étapes de la vie adulte. L'objectif de ce travail était de rechercher les principales caractéristiques de l'ontogénèse du processus de reconnaissance avec une approche comparative, en utilisant deux modèles : les fourmis et les guêpes sociales. Nous avons montré que le mécanisme général de reconnaissance proposé pour le genre Polistes ne s'appliquait pas à la guêpe P. dominula. Nous avons étudié les mécanismes alternatifs, suggérant l'apprentissage pré-imaginal et le mécanisme d'auto-référence. Nous avons mis en évidence pour la première fois que la fourmi Aphaenogaster senilis apprenait, durant la vie larvaire, des signaux l'importance possible de processus cognitifs précédemment négligés tels que chimiques importants pour la reconnaissance. Ainsi, l’existence et la fonctionnalité de la mémoire larvaire ont été révélées chez les fourmis, élargissant nos connaissances sur les mécanismes de reconnaissance des compagnons du nid, l'apprentissage et la mémoire.