L’industrie lithique des populations blicquiennes (néolithique ancien, Belgique) : organisation des productions et réseaux de diffusion
| Auteur / Autrice : | Solène Denis |
| Direction : | Jacques Pelegrin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Préhistoire et protohistoire |
| Date : | Soutenance le 18/12/2014 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Augustin Ferdinand Charles Holl |
| Examinateurs / Examinatrices : Jacques Pelegrin, Augustin Ferdinand Charles Holl, Laurence Burnez-Lanotte, Grégor Marchand, Pierre Allard, Françoise Bostyn | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laurence Burnez-Lanotte, Grégor Marchand | |
| DOI : | 10.70675/91d8111ez4180z4824z868aze0352ac4d854 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La culture Blicquy/Villeneuve-Saint-Germain marque la fin des traditions danubiennes (Néolithique ancien) dans le nord de la France et en Belgique. Les onze sites étudiés sont localisés en Belgique et correspondent au faciès blicquien de cette entité culturelle. Deux aires d’implantation, distantes d’une centaine de km sont distinguées (en Hainaut et en Hesbaye). La mise en œuvre d’une analyse techno-économique de l’industrie lithique blicquienne visait à répondre à un double objectif : restituer l’organisation socio-économique de la production lithique et les relations entretenues entre les différentes zones de peuplement de cette culture. Cette étude souligne la structure duale de la production lithique. Un groupe de tailleurs produit des éclats ou des outils facettés en contexte domestique. Un autre groupe de tailleurs, disposant de compétences spécifiques, débite des lames au sein de chaque maisonnée. Mais les arguments convergent pour envisager le déplacement de ces tailleurs d’une unité d’habitation à l’autre, voire d’un site à l’autre, suggérant alors une spécialisation intra- voire intercommunautaire de cette production laminaire. La diffusion du silex de Ghlin, originaire du bassin de Mons, atteste du déplacement de tailleurs depuis le Hainaut vers la Hesbaye. La diffusion du silex tertiaire bartonien, issu du Bassin parisien, est plus polymorphe. Le déplacement de tailleurs du Bassin parisien vers le Hainaut est envisagé mais n’est certainement pas exclusif. L’intensité des relations entre les villages transparaît à travers cette étude, témoignant de l’importance des échanges dans la vie socio-économique de ces communautés.