La diaspora antillaise en Grande-Bretagne : Analyse politique et sociale de l'évolution des représentations depuis la deuxième moitié du vingtième siècle
| Auteur / Autrice : | Sharon Baptiste |
| Direction : | Jean-Claude Redonnet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études anglophones |
| Date : | Soutenance le 29/09/2014 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Civilisations, cultures, littératures et sociétés (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Histoire et dynamique des espaces anglophones (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Claire Charlot |
| Examinateurs / Examinatrices : Didier Lassalle, Jean-Paul Revauger, Mélanie Torrent |
Mots clés
Résumé
Cette thèse porte sur l’évolution des représentations de la diaspora antillaise en Grande-Bretagne depuis la deuxième moitié du vingtième siècle. La recherche se fonde sur l’hypothèse que le processus d’intégration est lié aux représentations. L’intégration ne peut se faire pleinement que lorsque les représentations négatives datant de l’époque coloniale sont complètement démantelées. Impuissante dans les années 1950 et 1960 face à l’hostilité de la population autochtone à son égard, la première génération de la diaspora antillaise en Grande-Bretagne ne pouvait que subir la discrimination raciale et les inégalités sociales dont elle fut victime. Cependant, dès la fin des années 1960, libérée du joug colonial britannique et se reconnaissant dans un discours de fierté noire venu des États-Unis, la diaspora antillaise se mobilisa, créant des associations de quartier et se donna de nouvelles représentations postcoloniales. Cette étude examine différentes stratégies déployées par une panoplie d’acteurs sociaux, politiques et culturels issus de la diaspora antillaise. L’évolution des représentations est certes bien amorcée, mais les résultats sont encore ambivalents. De nombreux travaux témoignent de la persistance d’un racisme institutionnel qui touche tout particulièrement les jeunes générations. L’éducation et les relations avec la police sont des domaines où des progrès sont encore à faire. Aux premières années du vingt-et-unième siècle, plus de soixante ans après son installation en Grande-Bretagne, la diaspora antillaise n’est toujours pas complètement intégrée à la société britannique.