Thèse soutenue

Tendances de la population scolaire et efficacité interne du système éducatif au Congo Brazzaville

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Auteur / Autrice : Epiphane Mboko
Direction : Bernard-Marie Grossat
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Démographie
Date : Soutenance le 16/07/2014
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de Géographie de Paris. Espace, sociétés, aménagement (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Institut de démographie (Paris). Centre de recherche (198.-....)
Jury : Président / Présidente : María-Eugenia Cosío-Zavala
Examinateurs / Examinatrices : Bernard-Marie Grossat
Rapporteurs / Rapporteuses : Marc Pilon

Mots clés

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Résumé

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Depuis plusieurs décennies, l’éducation (scolaire) est présentée dans les discours officiels comme la solution aux problèmes de population et de développement des nations et des peuples. C’est dans cette optique que le Congo a nationalisé son système éducatif en 1965 en le rendant gratuit et obligatoire pour tout enfant vivant sur le territoire national. Cette nationalisation de l’enseignement a eu pour conséquences directes, une évolution rapide des effectifs scolaires et une élévation du niveau de scolarisation de la jeunesse congolaise. L’analyse de cette population reste difficile à mener à cause de l’insuffisance de l’information statistique. Les données disponibles montrent que cette massification du système d’enseignement accentuée par la poussée démographique des dernières décennies, a engendré un certain nombre des maux qui sont aujourd’hui associés à l’école congolaise (classes surchargées, ratio élèves/maîtres très élevés, budgets alloués à l’enseignement assez faibles …etc.), pour cause, la démocratisation du système d’enseignement s’est faite sans se préoccuper des capacités et des conditions d’accueil, et des moyens d’encadrement nécessaires à son bon fonctionnement. Très vite, le système d’enseignement congolais va connaître une baisse de son efficacité interne qui se traduit par des faibles proportions d’entrants scolaires atteignant la dernière classe du cycle ou le terminant, des taux de redoublement et d’abandon très élevés, un coefficient d’efficacité faible qui ne permet pas de sortir plus de la moitié des élèves du cycle avec un diplôme. Une situation de crise de l’école que les instances en charge de l’éducation doivent rapidement améliorer afin d’augmenter les chances de réussite des jeunes dans la perspective d’un meilleure parcours scolaire.