Juin l'Africain : le ''dernier maréchal d'empire'' (1888-1967)
| Auteur / Autrice : | Guillaume Denglos |
| Direction : | Pierre Vermeren |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 11/12/2014 |
| Etablissement(s) : | Paris 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris ; 1992-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Kmar Bendana |
| Examinateurs / Examinatrices : Pierre Vermeren, Philippe Vial, Alya Aglan, Jamaâ Baida | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Frédéric Turpin, William A. Hoisington | |
| DOI : | 10.70675/ebc5e179zc98bz4b72z9feaz50232e1907d8 |
Résumé
Si Alphonse Juin demeure une des figures majeures de l’histoire de l’armée française du XXe siècle, il semble que son souvenir se soit estompé aujourd’hui dans la mémoire collective des Français. Dernier maréchal de France élevé à cette dignité de son vivant en mai 1952, le vainqueur du Garigliano est resté célèbre pour ses victoires en Tunisie en 1943, puis en Italie l’année suivante, à la tête du Corps expéditionnaire français (C. E. F.). Ces faits d’armes masquent pourtant une carrière entièrement orientée sur la défense de l’empire colonial en Afrique du Nord. Que ce soit au Maroc avec Lyautey et Lucien Saint, sous Vichy, ou comme Résident général en Tunis en 1943, et à Rabat entre 1947 et 1951. Juin constitue l’archétype de l’officier de l’Armée d’Afrique. Son comportement vis-à-vis du pouvoir politique sous la Quatrième République, ou son rapport à l’obéissance « d’homme à homme » avec Lyautey, Pétain ou de Gaulle, ont varié en fonction de ses fondamentaux impériaux. Malgré l’échec de sa tentative de déposition du sultan Mohamed V au Maroc en 1951, Juin connait au début des années 1950 l’apogée de son influence politico-militaire, avant d’être progressivement marginalisé par le processus de décolonisation, et par la politique algérienne du général de Gaulle qui mettra fin à sa carrière. Vainqueur sur les champs de bataille, le maréchal Juin apparait comme un vaincu de la mémoire, du fait de son passé colonial et vichyssois.