Construire des charpentes autrement : le Midi rhôdanien à la fin du Moyen-Âge

par Emilien Bouticourt

Thèse de doctorat en Archéologie médiévale

Sous la direction de Philippe Bernardi.

Soutenue le 22-10-2014

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Archéologie (Paris) , en partenariat avec Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (équipe de recherche) .

Le président du jury était Monique Bourin.

Le jury était composé de Philippe Bernardi, Alberto Grimoldi, Frédéric Épaud.

Les rapporteurs étaient Bruno Phalip, Andreas Hartmann-Virnich.


  • Résumé

    Les édifices médiévaux du Midi rhodanien apparaissent souvent comme dépourvus de charpente ou simplement couverts de structures en bois sans grand intérêt technique. Cette idée s’appuie sur un constat indubitable : le paysage architectural de la région est essentiellement minéral. Très tôt, l’art du maçon a été favorisé par un sous-sol inépuisable en pierre à bâtir et des forêts relativement limitées dans la production de bois d’œuvre de qualité. Longtemps passés sous silence, les ouvrages charpentés existent et dénotent une singularité méconnue. L’objectif de ce travail est donc de mettre en lumière les charpentes de toit et de plancher réalisées dans ce territoire peu propice à leur réalisation. Il vise à apporter des éléments nouveaux permettant de nuancer l’idée d’une architecture sans bois. Il cherche à mettre en évidence une autre manière de concevoir les charpentes, sans doute moins monumentales que celles des régions riches en forêts mais tout aussi innovantes. La démonstration s’appuie sur des vestiges appartenant principalement aux XIVe et XVe siècles, dont la réalisation indique l’existence d’un secteur du bâtiment particulièrement actif et révélant des savoir-faire particuliers. Les charpentiers ont ainsi su pallier certaines difficultés d’approvisionnement en mettant en œuvre des formes et des techniques originales.

  • Titre traduit

    Other ways to build wood frameworks : the south side of the Rhone Valley at the end of the middle age


  • Résumé

    Most of the medievial buildings on the south side of the Rhone Valley turn out to be without roof frameworks or simply covered by wooden structures showing little technical interest. This idea is supported by an unmistakable observation: the architectural landscape of the region is mostly mineral. From early times, masonry work developed thanks to an unlimited building-stone reserve in the subsoil, and furthermore forests produced little high-quality lumber. Even though they have long been ignored, timber roof structures exist and (they) bring out remarkable singularities. The purpose of this study is to bring to light roof frameworks and floor frameworks which were built in an area little suited to their construction. It aims to bring new evidence that allows to moderate the notion of a wooden- free architecture. The study seeks to point out another way of designing of roof frames, undoubtedly less monumental than the ones built in areas with extensive forests, and yet equally innovative. The theory is based on remains dating back from the 14th to 15th centuries, the study of which proves the existence of a particularly active building sector, and reveals specific skills. Carpenters thus managed to overcome wood supply difficulties by implementing original shapes and techniques.

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