Thèse soutenue

Risque et enjeux des politiques macroéconomiques

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Auteur / Autrice : Alexandra Popescu
Direction : Gilbert ColletazPatrick Villieu
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Économiques
Date : Soutenance le 01/12/2014
Etablissement(s) : Orléans
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Orléans)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'Economie d'Orléans (Orléans ; 2012-2017)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Gilbert Colletaz, Patrick Villieu, Bertrand Candelon, Jean-Christophe Poutineau, Christian Bordes, Sanvi Avouyi-Dovi
Rapporteurs / Rapporteuses : Bertrand Candelon, Jean-Christophe Poutineau

Résumé

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La conduite des politiques économiques a été mise en question après le déclenchement de la crise financière en 2007. Cette thèse analyse les faiblesses identifiées dans la réglementation existante avant la crise et propose des pistes d’amélioration. Le premier chapitre s’intéresse à l’existence du canal de la prise de risque en zone euro. Parle biais des mesures de causalité de long terme, nous démontrons que la politique monétaire a une influence sur le niveau de risque financier. Un autre constat tiré de cette analyse concerne l’absence des mesures de risque systémique.Par conséquent, le deuxième chapitre étudie les mesures proposées après la crise pour les institutions financières et les applique aux États membres de la zone euro. A l’aide de ces mesures, les autorités pourront imposer des règles plus strictes aux pays les plus risqués d’un point de vue systémique. Le chapitre trois envisage une première solution visant à atténuer l’effet des décisions monétaires sur le risque. Nous étudions, à travers un modèle DSGE, l’impact de la stratégie de “leaning against the wind” sur les cycles économiques et financiers. Les résultats montrent qu’unetelle approche n’est pas suffisante pour stabiliser l’économie et que des arbitrages entre objectifs apparaissent. Pour cette raison, le dernier chapitre porte plus en détail sur les arbitrages entre objectifs, et propose, comme une deuxième solution, l’intégration des mesures macroprudentielles dans l’analyse. En utilisant un modèle Néo-Keynésien sous forme réduite, nous trouvons que les fonds propres contracycliques aident à réduire la volatilité des cycles, mais que les trade-offs demeurent en cas de chocs financiers. Le rôle de la banque centrale dans le maintien de la stabilité financière s’avère aussi important, puisque l’utilisation du leaning against the wind semble améliorer la volatilité des cycles.