Thèse soutenue

Evaluation du potentiel thérapeutique de la radioimmunothérapie alpha en association avec le transfert adoptif de lymphocytes T spécifiques de tumeur

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Auteur / Autrice : Jérémie Ménager
Direction : Yannick GuillouxJoëlle Gaschet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie, Immunologie
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Nantes
Jury : Président / Présidente : Françoise Kraeber-Bodéré
Examinateurs / Examinatrices : Yannick Guilloux, Joëlle Gaschet, Françoise Kraeber-Bodéré, Philippe Bousso, Jean-Pierre Pouget
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Bousso, Jean-Pierre Pouget

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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La radioimmunothérapie alpha (RITα) est une thérapie anti-cancéreuse vectorisée utilisant généralement comme vecteur, un anticorps monoclonal reconnaissant un antigène exprimé à la surface des cellules tumorales. Cette technique permet le ciblage d’un radionucléide émetteur de particules α sur les sites tumoraux dans le but de détruire spécifiquement les cellules cancéreuses. Les émetteurs α, comme le bismuth-213, représentent un outil idéal pour la destruction de cellules tumorales isolées ou en faible nombre. Nous avons montré, dans un modèle d’adénocarcinome murin, que l’irradiation α est capable d’initier une réponse immunitaire anti-tumorale efficace dépendante des lymphocytes T. Ces résultats montrent que le système immunitaire peut être stimulé suite à l’irradiation par les particules α suggérant la possibilité de combiner la RITα avec une stratégie d’immunothérapie passive, le transfert de lymphocytes T spécifiques de tumeur (ACT). Nous démontrons l’efficacité de cette combinaison thérapeutique dans un modèle de myélome multiple murin syngénique et immunocompétent. La réussite dans le traitement de cette maladie disséminée montre une potentialisation de l’efficacité des lymphocytes T injectés après la RITα ainsi qu’une stimulation du système immunitaire. Ces résultats suggèrent que ces deux stratégies agissent en synergie autant sur la destruction tumorale que sur la mise en place d’un environnement immunitaire favorable à l’élimination d’une pathologie difficilement traitable telle que le myélome multiple. Cette étude préclinique souligne la faisabilité et la pertinence d’associer ces deux stratégies ouvrant ainsi la possibilité de son transfert en clinique.