Thèse soutenue

Modélisation statistique pour données fonctionnelles : approches non-asymptotiques et méthodes adaptatives

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Auteur / Autrice : Angelina Roche
Direction : André MasElodie Piccinini-Brunel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biostatistique
Date : Soutenance le 07/07/2014
Etablissement(s) : Montpellier 2
Ecole(s) doctorale(s) : Information, Structures, Systèmes (Montpellier ; École Doctorale ; 2009-2014)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut Montpelliérain Alexander Grothendieck (Montpellier ; 2003-....)
Jury : Président / Présidente : Fabienne Comte
Examinateurs / Examinatrices : André Mas, Elodie Piccinini-Brunel, Fabienne Comte, Patricia Reynaud-Bouret, Jan Johannes, Nicolas Verzelen, Christophe Giraud
Rapporteurs / Rapporteuses : Patricia Reynaud-Bouret, Jan Johannes
DOI : 10.70675/a0ed74bdz9e64z4c92za748zfaf08f75f602

Résumé

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L'objet principal de cette thèse est de développer des estimateurs adaptatifs en statistique pour données fonctionnelles. Dans une première partie, nous nous intéressons au modèle linéaire fonctionnel et nous définissons un critère de sélection de la dimension pour des estimateurs par projection définis sur des bases fixe ou aléatoire. Les estimateurs obtenus vérifient une inégalité de type oracle et atteignent la vitesse de convergence minimax pour le risque lié à l'erreur de prédiction. Pour les estimateurs définis sur une collection de modèles aléatoires, des outils de théorie de la perturbation ont été utilisés pour contrôler les projecteurs aléatoires de manière non-asymptotique. D'un point de vue numérique, cette méthode de sélection de la dimension est plus rapide et plus stable que les méthodes usuelles de validation croisée. Dans une seconde partie, nous proposons un critère de sélection de fenêtre inspiré des travaux de Goldenshluger et Lepski, pour des estimateurs à noyau de la fonction de répartition conditionnelle lorsque la covariable est fonctionnelle. Le risque de l'estimateur obtenu est majoré de manière non-asymptotique. Des bornes inférieures sont prouvées ce qui nous permet d'établir que notre estimateur atteint la vitesse de convergence minimax, à une perte logarithmique près. Dans une dernière partie, nous proposons une extension au cadre fonctionnel de la méthodologie des surfaces de réponse, très utilisée dans l'industrie. Ce travail est motivé par une application à la sûreté nucléaire.