Thèse soutenue

Communication verbale et non verbale dans la maladie d'Alzheimer : une atteinte globale ou différenciée ?

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Angela Di Pastena
Direction : Françoise Askevis-LeherpeuxLoris Schiaratura
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 19/12/2014
Etablissement(s) : Lille 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Psychologie : interactions, temps, émotions, cognition (Villeneuve d'Ascq, Nord ; 2006-...)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Françoise Askevis-Leherpeux, Loris Schiaratura, Pierre Feyereisen, Laurent Lefebvre, Christian Desrouene
Rapporteurs / Rapporteuses : Pierre Feyereisen, Laurent Lefebvre

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Les déficits progressifs et inexorables des capacités de communication verbale chez les patients Alzheimer bouleversent leurs interactions avec autrui et entravent leur qualité de vie ainsi que celle de leur entourage. La question centrale de cette thèse est d’envisager si l’incapacité chronique des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer à utiliser le langage articulé s’accompagne d’une détérioration du registre gestuel. Pour répondre à cette question, nous avons utilisé une tâche d’interaction sociale engagée à partir d’un matériel pictural. Cette situation se veut refléter le plus écologiquement possible des situations de communication au quotidien. Globalement, on observe que, si la production verbale des patients Alzheimer est déficitaire, leur production de gestes liés au discours n’est pas atteinte. Les résultats vont dans le sens d’une atteinte différenciée des capacités de communication verbales et gestuelles des patients et penchent en faveur de l’existence de deux systèmes de communication parallèles pouvant interagir entre eux à différents moments de l’élaboration du message. De surcroît, les résultats suggèrent que les patients présentant un niveau très sévère de la pathologie peuvent compenser l’atteinte lexicale par l’augmentation de la production de gestes déictiques, qui permettraient de rendre visible le référent verbal. Des perspectives fondamentales comme cliniques peuvent être envisagées afin que les gestes liés au discours et plus généralement la communication non verbale puissent constituer un levier thérapeutique dans la prise en soin des patients atteints d’une maladie d’Alzheimer et de leur entourage.