Thèse soutenue

Une santé qui compte ? : Coûts et tarifs dans la politique hospitalière française

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Pierre-André Juven
Direction : Vololona Rabeharisoa
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Socio-économie de l'innovation
Date : Soutenance le 07/10/2014
Etablissement(s) : Paris, ENMP
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Économie, organisations, société (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de sociologie de l'innovation (Paris)
Jury : Président / Présidente : Ève Chiapello
Examinateurs / Examinatrices : Vololona Rabeharisoa, Peter Miller, Frédéric Pierru
Rapporteurs / Rapporteuses : Patrick Le Galès, François-Xavier Schweyer

Résumé

FR  |  
EN

Comment les coûts et les tarifs hospitaliers sont-ils devenus des objets politiques centraux depuis le début des années 1980, quels espaces controversés produisent-ils aujourd'hui et comment ces controverses agissent-elles sur ces instruments gestionnaires d'action publique ? C'est à ces questions que la thèse se propose de répondre en étudiant la genèse, les usages et les déplacements de plusieurs instruments d'action publique en matière hospitalière : système d'information, calcul de coûts par séjours, instruments d'ajustement budgétaire et système de tarification. En articulant sociologie politique des instruments de gouvernement et sociologie des techniques et de l'innovation, ces dispositifs sont étudiés dans les multiples sites où ils se déploient : ministère de la Santé, agence technique, centres de recherche en gestion, instances d'expertise, fédérations hospitalières, associations de malade et hôpital public. La thèse montre comment ces instruments ont profondément transformé l'hôpital en un être de gestion et de finances. La tarification à l'activité, appelée T2A, tient une place centrale dans ces transformations et est ici analysée comme un instrument de qualcul visant à quantifier et à qualifier les patients, les séjours, les maladies, voire l'hôpital public lui-même. La thèse montre comment ce processus de qualculation génère des controverses métrologiques où des acteurs se saisissent des dispositifs pour refaire les qualculs, ces controverses supposant une forme relativement nouvelle de travail critique.