Thèse soutenue

Étude comparative entre les œuvres vocales de Luigi Nono des années 1960 et les musiques anciennes

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Auteur / Autrice : Laëtitia Derbez
Direction : Esteban BuchLaurent Feneyrou
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Musique, histoire, société
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Paris, EHESS
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de recherches sur les arts et le langage (Paris)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Pierre Albert Castanet, Isabelle His, Geneviève Mathon

Résumé

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Dans l'établissement de nouvelles bases d'écriture, d'une nouvelle culture, certains compositeurs, loin de rejeter leur passé veulent au contraire s'en inspirer. Mais cette référence au passé se fait par l’intermédiaire d'origines lointaines, remontant aux musiques anciennes. Luigi Nono, qui fait partie de ce nombre réduit, expose cette idée : s'inspirer du passé, agir dans son présent pour avoir le meilleur des futurs possibles. Il est alors primordial pour lui de s’inscrire dans une filiation historique et de constituer un pas supplémentaire dans l’évolution de l'histoire de la musique. Dans sa conférence « Texte-Musique-Chant » donnée à Darmstadt en 1960, il met en lien certaines de ses œuvres avec les musiques du passé, et notamment le Moyen Âge et la Renaissance. Suivant ce parallèle induit par le compositeur, ces présents travaux montrent la véracité de cette reprise des Anciens (et non une reprise fictive) en mettant en relation cinq œuvres vocales de Luigi Nono entre 1955 et 1960 (Il canto sospeso, La terra e la compagna, Cori di Didone, Sarà dolce tacere et « Ha Venido » Canciones para Silvia) et les musiques anciennes au travers de trois procédés de composition : la pluritextualité, la syllabisation et la spatialisation, procédés extraits de la conférence et des écrits du compositeur. Après avoir défini ces techniques d'écriture chez Luigi Nono, ces présents travaux établissent une comparaison avec les traces et annotations qu'il laisse dans ses partitions de musiques anciennes et nous éclairent sur sa reprise des Anciens.