Thèse soutenue

Implication de l'activateur tissulaire du plaminogène dand les processus cognitifs et émotionnels chez la souris

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Auteur / Autrice : Marie Hébert
Direction : Denis VivienVéronique Agin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Aspects moléculaires et cellulaires de la biologie
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Caen
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Normande de biologie intégrative, santé, environnement (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de biologie fondamentale et appliquée (Caen)
Jury : Président / Présidente : François Dauphin
Examinateurs / Examinatrices : Denis Vivien, Véronique Agin, François Dauphin, Robert Pawlak, Etienne Save, Pauline Obiang
Rapporteurs / Rapporteuses : Robert Pawlak, Etienne Save

Mots clés

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Résumé

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De nombreuses études se sont intéressées à l’expression et aux implications d’une sérine protéase, l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA), dans le système nerveux. Les données rapportées semblaient démontrer une implication de ce dernier dans les processus émotionnels et cognitifs. Cependant, en regard de certains résultats parfois contradictoires, de nouvelles études s’avéraient indispensables. La première partie de mes travaux a ainsi consisté à étudier le rôle du tPA dans la cognition spatiale. Des études immunohistochimiques m’ont permis de caractériser la présence du tPA au sein du cortex entorhinal (CE), une structure connue pour être impliquée dans le traitement des indices environnementaux distaux lors de tâches spatiales. J’ai également démontré que le tPA du CE jouait un rôle majeur dans l’intégration des indices visuels distaux et que le sexe et l’âge affectaient son activité au sein de cette structure. La seconde partie de mes travaux visait à étudier l’implication du tPA et de l’inhibiteur de l’activateur tissulaire du plasminogène de type-1 (PAI-1), dans l’anxiété. La comparaison des comportements de type anxieux de souris déficientes en tPA et/ou en PAI-1, m’a permis de démontrer que le tPA modulait le niveau d’anxiété des animaux en condition physiologique : l’activité du tPA amygdalien, modulée par PAI-1, corrèle avec une anxiété exacerbée. Mes résultats ouvrent ainsi de nouvelles perspectives d’études essentielles à une meilleure compréhension des substrats moléculaires de la cognition spatiale et de l’anxiété, et permettront peut-être d’aider au développement de stratégies thérapeutiques pour le traitement des troubles spatiaux et/ou anxieux.