Thèse soutenue

La participation du spectateur à l'oeuvre d'art de 1950 à nos jours

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Auteur / Autrice : Aurélie Gélis
Direction : Pierre Sauvanet
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Arts (Histoire, Théorie, Pratique)
Date : Soutenance le 11/06/2014
Etablissement(s) : Bordeaux 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Cultures, Littératures, Arts, Représentations, Esthétiques (Pessac, Gironde)
Jury : Président / Présidente : Nathalie Reymond
Examinateurs / Examinatrices : Pierre Sauvanet, Joëlle Zask, Richard Leeman, Thierry Davila
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie Reymond, Joëlle Zask

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Notre recherche se fonde sur une forme de relation particulière entre lʼœuvre et le spectateur, lorsque la participation de ce dernier est interactive, cʼest-à-dire physique, active et effective. Or, à partir de 1950, de nouvelles formes artistiques apparaissent et de nombreuses œuvres partent, en quelque sorte, à la recherche du spectateur. Cʼest en les parcourant que le premier chapitre pose les bases dʼune participation interactive. Nous avons aussi choisi de réordonner ces œuvres ou mouvements selon des catégories qui échappent aux classifications standards en les groupant selon leur modalité de participation : regarder, entrer, ressentir, assister. Le second chapitre est ensuite consacré aux œuvres les plus participatives qu'il puisse exister, cʼest-à-dire, des œuvres qui ont réellement besoin du spectateur pour exister, dont la forme est tout autant définie par le spectateur que par lʼartiste, voir même davantage par le spectateur. Quatre nouvelles catégories sont alors dégagées : figurer, agiter, expérimenter, partager. Lʼobjectif de cette classification typologique est dʼoffrir une vue dʼensemble qui soit claire et qui permette de mieux comprendre le vaste panorama des œuvres dʼart participatives. Notre réflexion se construit aussi à lʼaide de ces deux questions successives : de quelle façon le spectateur a-t-il la possibilité de participer ? Quel est le but recherché par lʼartiste ? Nous prenons aussi la mesure de la contribution du ou des spectateurs dʼune part, évaluons les valeurs éthiques que tendent à véhiculer certains projets artistiques de lʼautre, et nous décelons un certain nombre de pièges et de dérives qui semblent guetter ces œuvres, tantôt faisant lʼobjet de banales animations culturelles, réduites au divertissement, tantôt se perdant au sein de luttes sociales et politiques. Analysant les critiques formées à leur encontre, en formulant dʼautres, puisant dans les domaines de la philosophie, de la sociologie ou de lʼanthropologie, nous cherchons donc à cerner les enjeux spécifiques de chaque forme de participation. Lʼœuvre dʼart participative révèle alors sa pleine ambivalence, une nature ambiguë qui constitue sa force comme sa faiblesse. De même, lʼacte participatif, entre action et passivité, proximité et distance, dessine la figure nouvelle dʼun spectacteur.