Thèse soutenue

Ligands des ions fer(III) de structure pipérazinique : synthèse, étude physico-chimique et évaluation de leurs propriétés antibactériennes

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Auteur / Autrice : Marine Pillon
Direction : Pascal SonnetEmmanuel Baudrin
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences et santé. Chimie thérapeutique
Date : Soutenance en 2014
Etablissement(s) : Amiens

Résumé

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La résistance aux antibiotiques devient un problème majeur de santé. La recherche de nouvelles stratégies est importante pour contrer cette résistance bactérienne. Le Fe(III) est un nutriment essentiel pour les bactéries puisqu’il intervient dans de nombreuses réactions métaboliques. Les milieux biologiques sont appauvris en fer, les bactéries ont donc développé des méthodes pour acquérir ce Fe(III). L’une de ces stratégies est de synthétiser des molécules de faible poids moléculaire appelées sidérophores ayant une haute affinité pour le Fe(III) et reconnues spécifiquement par des récepteurs présents sur les membranes des bactéries. Dans la littérature, plusieurs stratégies ont été développées en utilisant la voie des sidérophores pour lutter contre la résistance bactérienne notamment la méthode du « Cheval de Troie » avec la formation de conjugué chélateur du fer-antibiotique ou l’utilisation de complexes chélateur du fer-Ga(III). L’objectif de cette thèse est de synthétiser des ligands originaux, analogues de l’acide rhodorulique (sidérophore de structure pipérazinique), d’étudier leur pouvoir complexant vis-à-vis du Fe(III) et d’évaluer leur activité antibactérienne. Dans un premier temps, nous avons synthétisé des pipérazines 1,4-di-substituée par des groupements chélateur du fer pour étudier leurs propriétés physico-chimiques et leurs activités antibactériennes. Puis, nous avons développé la synthèse d’intermédiaires-clés de 2,5-di-oxopipérazines et de 2-oxopipérazines. Par la suite, ces analogues pourront être couplés à des antibiotiques ou complexés à du Gallium pour pouvoir contrer les phénomènes de résistance bactérienne