Études sur le tourisme durable et sa contribution au développement régional
| Auteur / Autrice : | Elena Elisabeta Pomeanu |
| Direction : | Eric Boutin, Carmen Teodosiu |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de l'information et de la communication |
| Date : | Soutenance le 24/10/2013 |
| Etablissement(s) : | Toulon en cotutelle avec Universitatea tehnică ''Gheorghe Asachi'' (Iaşi, Roumanie ; 1993-...) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (Toulon ; 2008-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Information, Milieux, Médias, Médiations (Toulon (Var) ; Nice (Alpes-Maritimes) ; 2004-2017) - Laboratoire Information- Milieux- Médias- Médiations - EA 3820 / I3M |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Ovidiu Iancu, Olivier Arifon, Nicolae Hurduc, Stefan Bratosin |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Ovidiu Iancu, Olivier Arifon | |
| DOI : | 10.70675/88ab42f0z9baaz4e39z8cc5z363c6867fa7a |
Mots clés
Résumé
Cette thèse porte sur le tourisme durable et son impact sur le développement régional. Alors que les démarches de développement durable sont souvent envisagées dans une logique de développement descendant (top down), nous privilégions dans ce travail une approche ascendante (bottom up) qui mobilise les énergies de terrain et les transforme en intelligence collective. Cette approche se retrouve dans le concept d’intelligence territoriale. L’intelligence territoriale (Masselot 2008; Bertacchini 2004) pose l’hypothèse que le développement d’un territoire est entre les mains des acteurs territoriaux. Faire de l’intelligence territoriale, c’est comprendre le maillage entre différentes familles d’acteurs poursuivant chacun leur objectif propre. C’est aussi mobiliser les acteurs de terrain autour d’un projet partagé. Une des contributions de ce travail est de présenter une « boîte à outils » interdisciplinaire constituée d’outils méthodologiques complémentaires au service d’un état des lieux d’un système complexe, le territoire étudié. Les outils que nous avons retenus reposent tous sur la nature interactionniste des données et des acteurs territoriaux. La clé pour comprendre un territoire nous semble être la compréhension fine des interactions entre ses acteurs (institutionnels, publics, privés, associatifs, éducatifs…), l’interaction entre les variables qui le décrivent (environnementales, économiques, sociales, politiques, endogènes, exogènes...). Les outils méthodologiques que nous proposons de mobiliser appartiennent à des horizons scientifiques distincts. Ainsi parmi les 3 méthodes que nous avons mobilisées, la méthode MERI, d’origine Roumaine (Robu et Macoveanu, 2010) a été développée dans un contexte d’ingénierie environnementale. La méthode d’analyse structurelle, d’origine française(Godet 2001a,b,c), a été développée dans le domaine des sciences de gestion et de la prospective stratégique. Enfin la méthode d’analyse réseau, née en sociologie des organisations (Wasserman et Faust, 1994) est largement utilisée en sciences de l’information et de la communication (Boutin, 1999). Notre approche théorique s’appuie sur un travail de terrain qui a été conduit au sein de la microrégion de Sucéava (Roumanie). Cette région présente des avantages physiques et géographiques qui en font une des premières places touristiques de Roumanie. Ce travail de recherche conduit à aborder des concepts appartenant à des champs disciplinaires distincts. Assez naturellement, ce travail de thèse est donc interdisciplinaire : - le domaine applicatif du tourisme, est inscrit en sciences de gestion de même que la méthodologie d’analyse structurelle que nous avons retenue ;- les perspectives de développement régional s’inscrivent davantage en sciences économiques ;- l’intérêt manifesté par la durabilité conduit à intégrer une approche environnementale que l’on retrouve en génie de l’environnement et qui se retrouve dans la méthode MERI ;-enfin certains concepts (intelligence territoriale) et outils (analyse réseau) sont issus ou travaillés en sciences de l’information et de la communication. Cette interdisciplinarité constitue une richesse de ce travail et justifie le choix de cette cotutelle dans laquelle se trouvent présentes les dimensions environnementales et information-communication