Guérir du temps commun : inscription dans l’implicite temporel du discours institutionnel
| Auteur / Autrice : | Christian Houegbe |
| Direction : | Alain Abelhauser |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychopatologie |
| Date : | Soutenance le 12/07/2013 |
| Etablissement(s) : | Rennes 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) |
| Partenaire(s) de recherche : | PRES : Université européenne de Bretagne (2007-2016) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Claude Maleval |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Luc Gaspard | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Sidi Askofaré, Michel Grollier | |
| DOI : | 10.70675/57069eefzecd9z48e7za829z536605966901 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
C'est à partir d'un questionnement suscité par la clinique en hôpital de jour pour enfants et adolescents que s'est construite la recherche intitulée Guérir du temps commun. Notre culture contemporaine considère en effet comme ''retardés'' - c'est-à-dire en retard sur le ''temps commun'' (sur un temps saisi comme linéaire, d'abord, et devant obéir à une chronologie commune à tous, ensuite)- certains enfants ne présentant pas les capacités ou performances attendues à tel ou tel ''moment'' précis. Or il s'avère que c'est bien lorsque ces enfants viennent à se nomme et à nommer l'autre, d'une part, et en viennent à ''parler le temps'' et à se retrouver dans les termes usuels du ''temps commun'', d'autre part, que s'engage alors le travail psychique leur permettant tout simplement de se reconnaître comme sujets. Il s'agit en somme, pour ces enfants, de s'approprier les repères nécessaires à la nomination de l'autre et au découpage du temps (à sa scansion), pour que puisse émerger du sens, c'est-à-dire pour que s'embraye un ''temps subjectif'' propre où ils arrivent à trouver place, à se construire une histoire, et à bénéficier d'une forme de transmission. C'est ce que ce travail de recherche se consacre à démontrer, exemples et situations cliniques à l'appui, et dont il s'emploie à tirer les conséquences, en particulier sur les plans éthique, thérapeutique et institutionnel.