Entre littérature et philosophie : l'Homme est-il un animal politique : physique de la misanthropie
| Auteur / Autrice : | Tayeb Ainseba |
| Direction : | Frédéric Monneyron |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Littérature comparée |
| Date : | Soutenance en 2013 |
| Etablissement(s) : | Perpignan |
Mots clés
Résumé
Comment saisir à partir d'une étude par thème - celui de la misanthropie -, ce qui fait césure et / ou continuité dans les rapports entre littérature et philosophie ? Où doit-on situer la barrière entre ces deux disciplines ? Quand les deux ne font-elles plus qu'une ? L'intérêt d'une telle recherche est de sortir la misanthropie du théâtre lieu où la tradition de l'agre��gation de Lettres Modernes l'a quelque peu enfermée ces dernières années. A préférer le roman au théâtre, l'on s'aperçoit que la misanthropie peut se décliner en misanthropie passive et en misanthropie active. La misanthropie passive des Cnémon, des Alceste, etc. , est peu dangereuse en vérité pour la Polis tant ces misanthropes rêvent de vivre hors jeu social ; les misanthropes actifs de Huxley ou d'Orwell sont autrement plus actifs, leur projet politique étant de ramener l'Homme au stade de babouin. La véritable misanthropie n'est-elle pas celle qui annihile en misologue la culture collective pour empêcher l'essor de toute culture personnelle ?