Thèse soutenue

Implication des lymphocytes T régulateurs dans les traitements cibés de la polyarthrite rhumatoïde

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Auteur / Autrice : Allan Thiolat
Direction : Natacha Bessis
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris 13

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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Les médiateurs de l’inflammation ont un rôle central dans l’immuno-pathogénèse de la polyarthrite rhumatoïde (PR), la preuve étant le succès des traitements ciblant les cytokines telles que l’interleukine (IL-6). Les lymphocytes T régulateurs (Tregs) ont pour fonction le maintien de la tolérance et sont en déficit fonctionnel dans cette pathologie. De nombreuses cytokines participent à la régulation des Tregs. Ainsi, l’IL-6 joue u rôle central dans l’immuno-pathogénèse de la PR notamment par son action sur le développement périphérique des Tregs. Récemment l’interleukine (IL)-35 a été définie comme une cytokine exclusivement secrétée par les Tregs et serait donc impliquée dans les fonctions régulatrices des Tregs humains et murins. L’objectif de ce travail de thèse était d’évaluer le rôle des Tregs dans les mécanismes d’action des traitements ciblés dans la PR et l’un de ces modèles. Tout d’abord nous avons souhaité mieux définir la contribution des Tregs dans les traitements ciblant le récepteur de l’IL-6 dans la PR et l’arthrite expérimentale au collagène (AEC). Dans ce travail, nous avons démontré pour la première fois que le traitement par un anticorps ciblant le récepteur de l’IL-6, chez les patients atteints de PR ou chez les souris arthritiques, stimule les Tregs CD39⁺. Au regard de cette première étude, cette population cellulaire se présente comme une cible thérapeutique intéressante. En second lieu nous avons étudié les propriétés biologiques de l’IL-35 et son rôle sur les Tregs dans l’AEC ; Afin d’évaluer ses effets biologiques, nous avions administré l’IL-35 par électrotransfert de plasmides codant son gène dans l’AEC. L’ensemble de cette étude apporte un regard nouveau sur l’IL-35 puisque nous montrons pour la première fois un rôle délétère de l’IL-35 da,s l’AEC. Bien que nous ne puissions pas exclure que ce rôle délétère ne soit pas la résultante d’un effet synergique de l’électrotransfert, notre étude suscite des interrogations quant à son utilisation thérapeutique.