Thèse soutenue

Changements paléoenvironnementaux et paléoclimatiques enregistrés dans les faciès continentaux et lagunaires de la limite Paléocène-Eocène des bassins de Paris et de Dieppe-Hampshire : apports de l'étude de la matière organique

FR
Auteur / Autrice : Sylvain Garel-Laurin
Direction : François BaudinJohann SchnyderJérémy JacobFlorence Quesnel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la Terre
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris 6

Résumé

FR  |  
EN

La limite Paléocène-Eocène (P/E) est associée au Maximum Thermique de la limite Paléocène-Eocène (PETM), caractérisé par une excursion isotopique négative du carbone (CIE). En Europe du N-O, cet évènement est enregistré dans les sédiments continentaux et lagunaires sparnaciens. Cette thèse se consacre à l’étude de la matière organique (MO) de quatre coupes et forages sparnaciens des bassins de Paris et de Dieppe-Hampshire afin de déterminer les changements environnementaux et climatiques qui s’y sont produits à la limite P/E. L’isotopie du carbone de la MO totale et des n-alcanes a permis de préciser la position de la limite P/E dans les zones étudiées et de corréler les sites sparnaciens d’Europe du N-O. Les extensions stratigraphiques du PETM et de la CIE ont aussi été précisées, mais des analyses complémentaires sont nécessaires pour en positionner la limite supérieure. Les palynofaciès, les biomarqueurs moléculaires et l’isotopie de l’hydrogène ont révélé deux intervalles de changements environnementaux et climatiques régionaux : (i) le premier, au début du PETM, est marqué par la mise en place d’un climat aux saisons contrastées et des changements de végétation et de milieu de dépôt dont la nature diffère d’une zone à l’autre; (ii) le deuxième, coïncide avec des anomalies isotopiques du carbone et correspond à des changements climatiques et floristiques haute fréquence suivis par la mise en place d’un climat plus humide à forte saisonnalité. La comparaison de ces données avec celles de la bibliographie montre que les effets du PETM sont très variables entre deux parties du globe et qu’ils ne répondent pas à un schéma latitudinal clair.