Thèse soutenue

Aux origines de l'immunité antivirale des vertébrés : imagerie des interactions hôte-virus chez le danio zébré

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Auteur / Autrice : Nuno Miguel Ribeiro Palha
Direction : Jean-Pierre Levraud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris 6

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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L’objectif principal de ce travail a été de mieux comprendre la réponse immunitaire antivirale innée du poisson zèbre (Danio rerio). Unique parmi tous les modèles de recherche vertébrés, la larve de ce poisson rend possible l’imagerie in vivo non invasive des infections au niveau de l’organisme entier. Nous avons développé et caractérisé deux modèles d’infection virale complémentaires chez la larve du poisson zèbre : l��une est fatale pour les animaux infectés, l’autre induit une réponse interféron (IFN) protectrice. Le premier modèle se base sur l’utilisation du virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (IHNV), un rhabdovirus qui entraîne d’importantes pertes en aquaculture. Nous avons démontré que les cellules endothéliales étaient les premières cibles de ce virus, ce qui explique les hémorragies qui en découlent. Par ailleurs, nous avons identifié le moment critique où la pathogenèse virale devient irréversible. Cet évènement a lieu avant le déclenchement de la réponse immunitaire. La mise au point d’un nouveau modèle d'infection par un virus Chikungunya (CHIKV) fluorescent a quant à lui permis de suivre en temps réel l’infection. Nous avons quantifié l’apparition et la mort des cellules infectées, ce qui a montré que leur survie varie en fonction de leur type cellulaire. Cela explique que le virus soit seulement détecté dans le parenchyme du cerveau aux états les plus tardifs de l’infection. Étonnamment, les neutrophiles sont une source principale d’interféron et ont un rôle protecteur contre l’infection. Nos résultats démontrent également un rôle crucial de la détection cytoplasmique de CHIKV et suggèrent une redondance des deux groupes d’IFNs de type I présents chez le poisson zèbre dans le contrôle de cette infection. Dans l'ensemble, cette étude approfondit significativement la connaissance sur les réponses antivirales du poisson zèbre. Elle fournit des informations clés pour l’utilisation future de ce modèle pour cribler et caractériser respectivement des molécules et des gènes antiviraux.