Thèse soutenue

De la possibilité d’étudier la morbidité maternelle sévère dans les bases de données médico-administratives

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Auteur / Autrice : Anne Chantry
Direction : Marie-Hélène Bouvier-Colle
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Epidémiologie
Date : Soutenance en 2013
Etablissement(s) : Paris 6

Mots clés

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Résumé

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La mortalité maternelle ne peut demeurer l’unique indicateur de santé maternelle. Un indicateur complémentaire caractérisant les évènements maternels morbides en amont des décès, appelé « morbidité maternelle sévère (MMS) » est de plus en plus suggéré. Nous avons cherché la possibilité de l’étudier à partir de la base de données médico-administratives nationale, permanente et exhaustive, qu’est le PMSI. D’abord, nous avons estimé la validité des informations relatives à la MMS retranscrites dans le PMSI par référence aux informations contenues dans les dossiers médicaux des patientes. Menée dans quatre établissements, cette étude a montré que la qualité du codage dépend du type d’entité codée et de l’organisation du système d’information hospitalier des établissements. Si les diagnostics sont sur-qualifiés dans le PMSI, le codage des actes et des suppléments de réanimation et de soins intensifs est suffisamment fiable pour y étudier une part de la MMS. Ensuite, à partir des données fiables du PMSI, nous avons étudié les femmes admises en unités réanimation et/ou de soins intensifs pendant la période gravido-puerpérale de 2006 à 2009. Dans des conditions de codage inchangées, l’incidence annuelle des femmes admises dans ces services diminue progressivement alors que parallèlement leurs états cliniques s’aggravent. Dans un contexte où certains auteurs jugent un tiers d’admissions abusives dans ces services, nos résultats suggèrent une meilleure orientation des cas graves et une rationalisation progressive des soins. Enfin, l’étude détaillée des propriétés du critère d’admission en réanimation et/ou USI nous amène à le proposer comme nouvel indicateur de santé maternelle.