Thèse soutenue

Un sublime moderne : l’éloquence de Saint-Just à la Convention nationale (1792-1794)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Anne Quennedey
Direction : Jean Dagen
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littératures française et comparée
Date : Soutenance le 13/12/2013
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CELLF 17e-18e (1967-2013)
Jury : Président / Présidente : Pierre Frantz
Examinateurs / Examinatrices : Hervé Leuwers, Martin Rueff

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Résumé

FR  |  
EN

Cette thèse examine les discours et rapports que Saint-Just a prononcés à la Convention nationale en recourant à lacatégorie de sublime, dans l’acception purement littéraire qui procède du traité du Pseudo-Longin, le Peri Hupsous.La première partie étudie l’ouvrage du Pseudo-Longin et accorde une attention particulière aux développements de celivre portant sur l’éloquence de Démosthène et de Cicéron et sur les passages de l’Iliade comportant des enjeux oratoires.Elle confronte ses leçons à celles des théoriciens de l’éloquence et du style oratoire de l’Antiquité. Le sublime ainsiconçu n’est pas l’instauration d’un rapport avec une réalité transcendance, mais l’effet intellectuel et affectif suscité pardes oeuvres littéraires exceptionnelles.La deuxième partie est consacrée à la brève carrière de Saint-Just comme orateur politique. La théorie et la pratique deSaint-Just ont non seulement été envisagées à la lumière de l’idée de l’éloquence qu’expose le Peri Hupsous, mais aussicomparées aux descriptions et aux analyses de son éloquence proposées par ses contemporains et les écrivainsromantiques. En réinscrivant l’éloquence de Saint-Just dans une conception sublime de l’art oratoire, ont pu être réfutésun certain nombre de préjugés hérités du XIXe siècle et dressé un portrait neuf de Saint-Just orateur.La troisième partie propose une édition diplomatique des discours du Conventionnel et des transcriptions nouvelles deses manuscrits de discours.Les annexes comprennent entre autres une iconographie sur l’éloquence révolutionnaire, un ensemble de lettres etd’arrêtés inédits et un court essai testant la fertilité du sublime longinien pour rendre compte d’une oeuvre contemporaine.