Thèse soutenue

Les verbes latins signifiant « combattre » dans la poésie épique, d’Ennius aux poètes flaviens (IIIe s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.). Approche sémantique, morphologique et syntaxique

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Auteur / Autrice : Tatiana Taous
Direction : Michèle Ducos
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Linguistique latine
Date : Soutenance le 02/12/2013
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Mondes anciens et médiévaux (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre Alfred Ernout de recherches sur la langue latine (Paris, France) - Linguistique et lexicographie latines et romanes (Paris)
Jury : Président / Présidente : Colette Bodelot
Examinateurs / Examinatrices : Michèle Ducos, Jean-Paul Brachet, Michèle Monte, Jean-François Thomas

Résumé

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La thèse étudie les dénominations du procès de combattre en latin et montre que l’évolution des signes linguistiques est corrélative des realia historiques et politiques. Cette étude sémantique articule différentes approches et propose un éclairage linguistique et anthropologique sur les verbes signifiant « combattre » dans la poésie épique latine. Au vu des problématiques liées à tout sujet onomasiologique, une partie préliminaire se concentre sur l’établissement du corpus de verbes. Les première et seconde parties confrontent l’approche sémantique aux approches morphologique et syntaxique. Les lexèmes retenus sont décrits plus précisément afin de déterminer s’ils adoptent des tendances morphologiques et rectionnelles particulières, rattachables à leur signifié. La première partie permet, à travers l’étude des radicaux, des morphèmes (temps – personne) et des préverbes, de dégager des spécificités morphosémantiques en relation avec les trois types morphologiques isolés (verbes simples, locutions et préverbés). La seconde partie étudie, dans une perspective sémantico-syntaxique, les rôles sémantiques et les types rectionnels et crée des zones d’intersection entre lexèmes, qui ne rejoignent pas toujours les trois types morphologiques. Ces nouveaux recoupements permettent d’opposer les lexèmes et de déterminer les motivations (littéraires ou anthropologiques) de leurs emplois. La thèse en arrive à l’idée que la perpétuation ou le renouvellement des signes linguistiques pour dénoter le procès « combattre » a partie liée avec des données culturelles et anthropologiques et que le genre épique est un genre littéraire vivant, qui suit la mouvance et les idéologies de son temps.