Thèse soutenue

De la convention à la conviction : Banārasīdās dans l'histoire de la pensée digambara sur l'absolu

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Auteur / Autrice : Jérôme Petit
Direction : Nalini Balbir
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langues, civilisations et sociétés orientales
Date : Soutenance le 20/06/2013
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Mondes iranien et indien (Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne)
Jury : Président / Présidente : François Chenet
Examinateurs / Examinatrices : Nalini Balbir, François Chenet, John E. Cort, Nicolas Dejenne, Françoise Delvoye Nalini

Résumé

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L’œuvre de Banārasīdās (1586-1643), marchand et poète jaina actif dans la région d’Agra, s’appuie sur la pensée du maître digambara Kundakunda (c. IIIe s. de notre ère) pour chanter la véritable nature du soi, intrinsèquement pur, réalité suprême d’un point de vue absolu (niścaya-naya). La condition laïque de Banārasīdās l’oblige pourtant à envisager aussi la religion d’un point de vue conventionnel (vyavahāra-naya), aidé en cela par des échelles de progression spirituelle ménagées par la doctrine jaina et décrites notamment par Nemicandra (Xe siècle). Il est intéressant de suivre en diachronie l’articulation entre les deux points de vue, depuis le Samayasāra, ouvrage fondateur de Kundakunda, jusqu’à Śrīmad Rājacandra, un saint personnage de la fin du XIXe siècle, en s’attardant particulièrement sur les membres du mouvement Adhyātma dont Banārasīdās a été l’un des plus brillants promoteurs.