Thèse soutenue

Essais sur les probabilités subjectives et la métacognition

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Auteur / Autrice : Sébastien Massoni
Direction : Jean-Christophe Vergnaud
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 05/12/2013
Etablissement(s) : Paris 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale d'Économie (Paris ; 2004-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'économie de la Sorbonne (Paris ; 2006-....)
Jury : Président / Présidente : Jean-Marc Tallon
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Christophe Vergnaud, Olivier L'Haridon, Jérôme Sackur, Geraint Rees, Pierre-Yves Geoffard

Résumé

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Les modèles de décision expliquent les choix par l'utilité et les probabilités subjectives. Si la première est bien étudiée les secondes restent assez peu comprises. Cette thèse étudie la formation des croyances subjectives et mesure leur qualité. La psychophysique et la théorie de détection du signal offrent des modèles permettant de prédire les choix et les croyances lors de tâches perceptives. La qualité des probabilités révélées, les capacités métacognitives, est ensuite mesurée en termes de calibration et discrimination. J'applique cette méthodologie issue des sciences cognitives à des choix économiques: décision dans le risque avec assurance et prédiction de succès. Finalement j'introduis une composante émotionnelle pour observer comment ces relations s'en trouvent perturbées. Les résultats en termes de métacognition montrent que le mécanisme Probability Matching est la meilleure règle pour révéler les croyances, que la calibration et la discrimination ne sont pas liées et que si la calibration est stable entre types de jugements ce n'est pas le cas pour la discrimination, enfin l'anxiété améliore la métacognition. En termes de probabilités subjectives, je trouve que le paradigme cognitif est un outil puissant pour étudier les croyances mais les métacognitions rétrospectives et prospectives ne sont pas identiques. Néanmoins la discrimination qui est hétérogène entre sujets semble permettre d'expliquer les comportements à l'instar des préférences ou de la personnalité. Ces résultats montrent le potentiel de cette approche en termes de connaissance des processus de décision et d'explication des comportements observés.