Thèse soutenue

Balance protéique et phénotype musculaire

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Auteur / Autrice : Gwénaëlle Begue
Direction : Robin CandauGuillaume Py
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du Mouvement Humain - Montpellier
Date : Soutenance le 12/04/2013
Etablissement(s) : Montpellier 1
Ecole(s) doctorale(s) : EA 4202 - INSERM ERI 25 - Muscle et Pathologies (Montpellier)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Dynamique du muscle et métabolisme (Montpellier)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Robin Candau, Guillaume Py, Henri Benoît
Rapporteurs / Rapporteuses : Lydie Combaret, Marc Francaux
DOI : 10.70675/19ee01bbz26ecz4fcdz845dzdd59b970d35b

Résumé

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Le maintien de la masse musculaire est étroitement lié à la balance entre la synthèse et la dégradation des protéines. L'exercice physique est un puissant régulateur de la balance protéique et plus particulièrement l'exercice en résistance. S'intéresser à la balance protéique après un exercice s'inscrit dans une compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires conduisant aux phénomènes d'hypertrophie et/ou d'atrophie musculaire. Nos travaux mettent en évidence que l'hypertrophie obtenue dans le muscle FDP après 10 semaines d'un entraînement en résistance chez le rat, est en lien avec l'activation chronique de la voie IL-6/STAT3 après chaque exercice aigu, en partie au sein du pool de cellules satellites activées. En phase proliférative, les cellules dont la voie de signalisation STAT1/STAT3 est activée, répriment l'expression des facteurs myogéniques comme MyoD et retournent ainsi à l'état quiescent, concourant à augmenter le pool de réserve. Ces mécanismes participent à la synthèse protéique par l'apport de nouveau matériel génétique au sein des fibres musculaires conduisant à une augmentation de leur surface de section ainsi qu'à leur conversion phénotypique avec l'entraînement. L'exercice en résistance favorisant la protéolyse, nos travaux ont cherché à caractériser les systèmes protéolytiques (autophagique-lysosomal, ubiquitine-protéasome) impliqués dans la balance protéique post-exercice. Les marqueurs moléculaires étudiés (activités enzymatiques du protéasome et de la cathepsine L, expression protéique et génique de LC3B, des E3 ligases…) ne permettent pas d'expliquer clairement les +30% de protéolyse obtenus une heure après des contractions excentriques sur muscle EDL isolé de rat en condition à jeun. Des perspectives d'étude des systèmes des calpaines, des caspases et/ou des métalloprotéases matricielles sont alors à envisager.