Détermination et optimisation du contenu gastrique en anesthésie
| Auteur / Autrice : | Lionel Bouvet |
| Direction : | Dominique Chassard |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Recherche clinique et innovation technologique |
| Date : | Soutenance le 19/12/2013 |
| Etablissement(s) : | Lyon 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Interdisciplinaire Sciences-Santé (Villeurbanne ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Tumeurs endocrines digestives : mécanismes de la tumorigenèse et de la progression tumorale |
| Jury : | Président / Présidente : Dan Benhamou |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Jacques Lehot, François Mion | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Étienne Bazin, Pierre Diemunsch | |
| DOI : | 10.70675/38c15a06z9fa2z4ad5z8941z4f48c41be24c |
Mots clés
Résumé
L'inhalation pulmonaire du contenu gastrique représente l'une des principales causes de mortalité liée à l'anesthésie en France. La physiopathologie de cette complication fait intervenir, entre autres, la présence d'un contenu gastrique à l'origine d'une augmentation de la pression intragastrique favorisant la survenue de régurgitations et d'inhalations pulmonaires lors de l'anesthésie générale. La prévention de cette complication repose sur l'identification des patients à risque, ainsi que sur l'établissement de stratégies permettant de réduire le contenu gastrique. Suivant ces deux objectifs, nous avons conduit quatre études. Nous avons décrit et évalué l'apport de la mesure échographique de l'aire de section antrale pour l'estimation du volume du contenu gastrique en période préopératoire afin d'identifier les patients à risque d'inhalation pulmonaire. Nous avons montré chez des volontaires sains que la perfusion de 250 mg d'érythromycine est efficace pour accélérer la vidange gastrique des aliments solides lors de la gastroparésie induite par un stress douloureux. Enfin, nous avons déterminé le niveau de pression inspiratoire minimisant l'insufflation d'air dans l'estomac tout en assurant une ventilation satisfaisante lors de la ventilation au masque facial précédant l'intubation trachéale. Ce dernier résultat doit contribuer à modifier les recommandations afin d'améliorer la sécurité des patients lors de la ventilation au masque facial en anesthésie. En perspective d'avenir, l'échographie antrale permettra la réalisation d'études cliniques visant à préciser chez les patients opérés en urgence le risque d'inhalation pulmonaire et évaluant l'efficacité des mesures de prévention