L'articulation des aspects logique et "mystique" du Tractatus de Wittgenstein : forme et origines de la distinction entre dire et montrer

par Guillaume Decauwert

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Denis Vernant.

Soutenue le 06-09-2013

à Grenoble , dans le cadre de École doctorale de philosophie (Lyon) , en partenariat avec Philosophie, langages & cognition (Grenoble) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Jean-Maurice Monnoyer.

Le jury était composé de Denis Vernant, Antonia Soulez.

Les rapporteurs étaient Mathieu Marion.


  • Résumé

    La présente thèse de doctorat propose une interprétation du Tractatus logico-philosophicus qui prend pour fil directeur l'analyse de la distinction opérée par Ludwig Wittgenstein entre « ce qui peut être dit » et « ce qui se montre ». Il s'agit, à partir d'une étude de la relation entre les développements logiques du Traité et son aspect « mystique » (c'est-à-dire ses considérations concernant la notion de valeur absolue), de poser le problème de son unité structurelle. L'unité du premier ouvrage de Wittgenstein s'avère étroitement liée à la distinction entre dire et montrer en laquelle résident selon l'auteur l'« argument principal » de son livre et le « problème cardinal de la philosophie ». Afin d'expliquer l'unité du Tractatus, ce travail de recherche s'efforce d'élucider la nature de la distinction dire/montrer, d'abord par une analyse de ses applications dans les remarques dont le Traité est composé, puis par une enquête sur ses origines dans les œuvres de Gottlob Frege, Bertrand Russell, Arthur Schopenhauer, Otto Weininger, William James et Léon Tolstoï. Selon la lecture du texte ici présentée, tous les emplois de cette distinction participent d'une forme commune qui est liée à la notion de réflexivité (ou d'autoréférence).

  • Titre traduit

    The articulation between the logical and the ‘mystical’ aspects of Wittgenstein’s Tractatus : form and origins of the distinction between saying and showing


  • Résumé

    This PhD thesis deals with Wittgenstein's Tractatus Logico-philosophicus and intends to construct an interpretation of the book by using the distinction between ‘what can be said' and ‘what shows itself' as a central thread. Starting from a study of the relationship between the logical developments of the treatise and its ‘mystical' aspect (i.e. its remarks on the idea of an absolute value), the thesis raises the problem of the structural unity of Wittgenstein's early work. It appears that this unity is intimately related to the distinction between saying and showing, which is, according to Wittgenstein, the ‘main point' of his book and ‘the cardinal problem of philosophy'. To explain the unity of the Tractatus, the present work tries to elucidate the nature of the say/show distinction—first, through an analysis of its use in the book, and second, through an investigation into its origins in the works of Frege, Russell, Hertz, Schopenhauer, Weininger, James, and Tolstoy. According to the reading presented here, all the uses of this distinction pertain to a common form, which is linked to the concept of reflexiveness (or self-reference).

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