Thèse soutenue

Quels apports des méthodologies issues de la psychologie cognitive pour comprendre le comportement alimentaire ? : impact d'un amorçage olfactif

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Auteur / Autrice : Marie Gaillet-Torrent
Direction : Claire SulmontStéphanie Chambaron-Ginhac
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'alimentation
Date : Soutenance le 02/12/2013
Etablissement(s) : Dijon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Environnements, Santé (Dijon ; Besançon ; 2012-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation (Dijon ; 2010-....)
Jury : Président / Présidente : Gérard Brand
Examinateurs / Examinatrices : Hervé Abdi
Rapporteurs / Rapporteuses : Olivier Klein, Rémy Versace

Résumé

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Il est maintenant bien établi en psychologie qu’une part significative des comportements et des choix sont influencés par des processus non-conscients. Les comportements alimentaires n’échappent pas à cette règle. L’objectif de cette thèse consistait à adapter et utiliser des méthodologies et les avancées issues de la psychologie cognitive pour étudier les comportements alimentaires. A cette fin, un paradigme d’amorçage a été utilisé. L’amorçage repose sur le fait que la perception d’un stimulus (l’amorce), qu’elle soit consciente ou non, peut entrainer une modification du traitement d’un autre stimulus (la cible), et aboutir à une modification du comportement. Evolutivement et fonctionnellement étroitement liée à l’alimentation, l’olfaction s’avère être une modalité particulièrement intéressante pour l’étude d’effets d’amorçage implicites sur des comportements alimentaires. Quatre études ont été mises en place pour étudier les effets d’odeurs alimentaires sur des choix alimentaires et des consommations. Pour la première fois, nous avons apporté des preuves scientifiques montrant : (1) qu’une odeur de fruit non-consciemment perçue peut avoir un impact sur les intentions de choix et sur les choix en situation réelle de consommation chez des adultes « sains », les guidant vers plus de fruits ou légumes ; (2) qu’une odeur de viande diffusée peu de temps avant le déjeuner semblerait pouvoir augmenter la consommation du plat principal chez des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’ensemble de ces résultats vient appuyer l’idée que l’utilisation d’amorces (olfactives) alimentaires conduirait à l’obtention d’effets « amorce-spécifique »