Thèse soutenue

Emboitement de compétences relatives aux transports publics et frontières institutionnelles dans une agglomération multipolaire : le cas des Alpes-Maritimes.

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Auteur / Autrice : Julian Courteix
Direction : Pierre Zembri
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie
Date : Soutenance le 02/07/2013
Etablissement(s) : Cergy-Pontoise
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Droit et Science politique (Cergy, Val d'Oise))
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire PLACES (Cergy-Pontoise, Val d'Oise)
Jury : Président / Présidente : Jean-Pierre Wolff
Examinateurs / Examinatrices : Jean Varlet, Jean Laterrasse, Jean-Louis Zentelin

Résumé

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La coordination des institutions, par le biais de la création d’un périmètre de transport unique, est-elle la solution la mieux à même de faciliter le report modal au bénéfice des modes collectifs dans l’agglomération multipolaire azuréenne ? L’inadaptation des réseaux aux mobilités actuelles engendre des problèmes aigus de gestion du transport public. Cette inadaptation repose sur l’inadéquation des structures institutionnelles qui ne sont pas à la bonne échelle. Les pôles multiples doivent être reliés à des réseaux urbains interdépendants et cette nécessité s’accompagne de l’invention de nouvelles formes de gouvernement. Le travail comporte un premier chapitre présentant le cadre théorique de la relation entre agglomération multipolaire, institutions et organisation du transport dans un contexte spatial dense. En effet, les AOTU étaient, au départ, distinctes, ce choix étant justifié par l’état de l’urbanisation lors de leur création, mais elles gèrent des territoires désormais jointifs. Or, on ne peut imposer un périmètre conforme à un bassin de vie, d’où des inadaptations flagrantes.Un deuxième chapitre étudie les actions des autorités organisatrices du transport public dans l’espace multipolaire azuréen : la complexité de l’organisation institutionnelle est-elle la proie d’un effet de frontière entre AO ? Le Département est en retrait face à la croissance des AOTU et notamment de Métropole Nice Côte d’Azur ; cela forme un espace politique inadapté au contexte géographique. Une nouvelle structure fédérative, le SYMITAM, est créée mais ne remplit pas son rôle de coordination ; devant seconder le Département, elle est mise de fait au service de l’AOTU la plus conquérante.Enfin, grâce à l’analyse des mobilités et notamment par la mesure des actifs stables et sortants de chaque commune, et par les axes de TCSP, de TER et les pôles d’échanges qu’il serait nécessaire d’implanter pour mieux organiser les interrelations entre le littoral et le sous-ensemble intérieur, un troisième chapitre propose une résorption de l’effet de frontière par l’élaboration de nouveaux périmètres institutionnels. Nous montrons les AO les plus à même d’organiser la gestion de ce nouveau format territorial afin de contrecarrer la parcellisation institutionnelle.