Thèse soutenue

Contrôle de la contraction musculaire volontaire après un traumatisme médullaire cervical : Etude de la réorganisation des activations musculaires et corticales

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Auteur / Autrice : Sylvain Cremoux
Direction : Eric BertonDavid Amarantini
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du mouvement humain
Date : Soutenance le 02/12/2013
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole doctorale Sciences du Mouvement Humain (Marseille)
Jury : Président / Présidente : Aymeric Guillot
Examinateurs / Examinatrices : Jessica Tallet, Jean-Rene Cazalets
Rapporteurs / Rapporteuses : Arnaud Delval, David Guiraud

Résumé

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La réalisation d’une action motrice implique l’activation simultanée des muscles agonistes et antagonistes contrôlés par le système nerveux central. Un traumatisme médullaire détériore la moelle épinière, entrainant une déficience motrice et des modifications du contrôle des activations musculaires. Ce travail étudie la réorganisation des activations musculaires, des activations corticales et des interactions corticomusculaires (ICM) d’un groupe traumatisé médullaire cervical (SCI) et d’un groupe contrôle (AB) lors de flexions et d'extensions isométriques autour de l’articulation du coude. En extension, nos résultats ont mis en évidence une altération des capacités de force maximale chez les SCI, associée à une augmentation des activations musculaires, une activation corticale identique aux AB et une diminution de l’implication du M1 dans le contrôle des activations musculaires. En flexion, la force développée, les activations corticales et les ICM étaient similaires chez les SCI et AB, mais les activations antagonistes et la difficulté à inhiber la contraction étaient plus importantes chez les SCI. Pour l’ensemble des participants, les ICM en flexion étaient différentes selon la fonction des groupes musculaires. Ces résultats suggèrent une altération du contrôle cortical des mécanismes inhibiteurs spinaux de la contraction musculaire après un traumatisme médullaire mais indiquent que le cortex moteur reste fonctionnel pour contrôler un acte moteur malgré l’atrophie des muscles extenseurs. Ces résultats pourraient trouver des applications cliniques pour l’élaboration de neuroprothèses nécessitant un contrôle simultané de différents groupes musculaires.