Reconstitution d'une abstraction : genèse et définition d'une forme d'art constructif à Londres de 1927 à 1961
| Auteur / Autrice : | Anne Montfort-Tanguy |
| Direction : | Éric de Chassey |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire de l'Art |
| Date : | Soutenance le 20/10/2012 |
| Etablissement(s) : | Tours |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Tours ; 1996-2018) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Interactions, transferts, ruptures artistiques et culturels (Tours) |
| Jury : | Président / Présidente : Arnauld Pierre |
| Examinateurs / Examinatrices : Pascal Rousseau, Sarah Wilson |
Mots clés
Résumé
Autour de 1950, des artistes londoniens – Kenneth Martin, Mary Martin, Adrian Heath, Anthony Hill – adoptent l’abstraction géométrique, suivant l’exemple de Victor Pasmore, célèbre jusqu’alors pour sa peinture figurative. Malgré une proximité formelle avec le néoplasticisme de Ben Nicholson, leurs œuvres appartiennent à une autre tradition déduite de l’École de Paris et nourrie de références anglaises. Ce groupe ne se définit pas contre les valeurs dominantes de son époque, mais participe pleinement à l’idéologie de la reconstruction. Il se distingue progressivement de l’école de Saint Ives qui lui avait été associée pour se rapprocher de l’Independent Group au milieu des années 1950. En 1957, le critique d’art Lawrence Alloway voit dans ce groupe l’avènement d’un nouveau constructivisme vierge des implications architecturales de son antécédent historique. C’est, en fait, dans l’importance accordée à l’expérience physique de l’œuvre dans l’espace que ces artistes manifestent leur contemporanéité.