Thèse soutenue

Le changement structurel des exploitations agricoles périurbaines : le cas des grandes cultures dans le Lauragais midi-pyrénéen

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Auteur / Autrice : Mikaël Akimowicz
Direction : Denis Requier-DesjardinsJacques-Eric BergezAude RidierFrançoise Carpy-Goulard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 14/12/2012
Etablissement(s) : Toulouse 1
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Agrosystèmes, agricultures, Gestion des ressources, Innovations et Ruralités (AGIR) - Laboratoire d'étude et de recherche sur l'économie, les politiques et les systèmes sociaux (Toulouse)

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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La périurbanisation est une expansion spatiale rapide, peu dense et peu maîtrisée des métropoles. Elle affecte l’activité agricole à proximité des métropoles à travers une compétition accrue pour l’accès au foncier et une hausse des prix du foncier à l’origine de barrières à l’entrée limitant installations entreprises. Des comportements spéculatifs provoquant une rétention des terres contraignent également l’agrandissement des exploitations périurbaines. Mais la périurbanisation représente aussi des opportunités de diversification des revenus. Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur les dynamiques de changement structurel empruntées par les exploitations périurbaines. Deux approches complémentaires sont mobilisées. Premièrement, une analyse économétrique permet d’identifier des déterminants de la taille et de la croissance en taille des exploitations. Les données sont issues du recensement général agricole 2000 et des enquêtes sur la structure des exploitations 2007. Les résultats concordent avec ceux de la littérature : la structure des exploitations (spécialisation, taille initiale et forme juridique), les caractéristiques des exploitants (âge, capital humain spécifique, genre, emploi-non-agricole) ayant des effets significatifs. D’autre part, une variable de localisation des exploitations dans les zones urbaines, périurbaines et rurales apparaît également significative. Deuxièmement, un modèle multi-agents, AgriPoliS, est choisi pour simuler le changement structurel des exploitations agricoles périurbaines de grande culture du Lauragais à l’horizon 2030. L’intensité de la périurbanisation est modifiée à travers des variations des charges opérationnelles. Les résultats montrent que la sortie des exploitations ralentit avec la hausse des charges opérationnelles, les agents s’adaptant i) en modifiant leur sole, avec substitution des cultures ayant une demande élevée en main d’œuvre par des cultures moins gourmandes, ce qui permet ii) d’allouer une part plus importante de la main d’œuvre familiale à un emploi non-agricole. L’effet de rattrapage observé dans les modélisations économétriques n’est pas confirmé par les résultats des simulations. La structure actuelle du modèle nous amène néanmoins à modérer ces résultats. Par conséquent, des propositions d’extension du modèle sont réalisées afin d’intégrer un agent ville qui représenterait les agents urbains qui entrent en compétition avec les agriculteurs pour l’accès au foncier agricole.