Thèse soutenue

Identification des mécanismes cellulaires et moléculaires à l'origine de la perte précoce des îlots pancréatiques au cours de la transplantation

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Auteur / Autrice : Kevin Vivot
Direction : Jean-Pierre GiesSéverine Sigrist
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 28/09/2012
Etablissement(s) : Strasbourg
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des Sciences de la vie et de la santé (Strasbourg ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de biophotonique et pharmacologie (Strasbourg)
Jury : Président / Présidente : Jean-Edouard Gairin
Examinateurs / Examinatrices : Dominique Wachsmann, Pierre Gianello
Rapporteurs / Rapporteuses : Stéphane Dalle

Résumé

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De l’isolement des îlots pancréatiques à leur implantation, l’inflammation est omniprésente au cours de la transplantation d’îlots pancréatiques. Le maintien d’une inflammation contrôlée est essentiel pour préserver la survie et la fonctionnalité du greffon à court et long terme. L’objectif de ce travail de thèse est d’identifier précisément les mécanismes inflammatoires à l’origine de la perte précoce des îlots et de déterminer des cibles thérapeutiques pour limiter ces réactions inflammatoires.Nous avons ainsi démontré que les conditions de culture induisent des réactions à l’origine du développement d’un phénotype pro-inflammatoire et pro-oxydant propre à l’îlot. Cette induction se caractérise par une élévation de la sécrétion de cytokines, de chimiokines pro-inflammatoires, une activation des voies de l’inflammation Toll-like récepteurs (TLRs)-dépendantes et une génération d’espèces réactives de l’oxygène (ROS). Toutefois, ce processus peut être prévenu par l’activation de l’Hème oxygénase-1 (HO-1), une enzyme anti-oxydante et anti-inflammatoire.Par l’étude des réactions inflammatoires sur un modèle animal de transplantation mimant les conditions de transplantation humaine, nous avons démontré qu’un changement des médiateurs plasmatiques de l’inflammation et du protéome hépatique s’opère 12 heures après transplantation. De plus, ces résultats sont associés à une infiltration des îlots par les cellules immunitaires qui s’organise 12 heures après transplantation. Nous avons également établi le rôle anti-inflammatoire de la rapamycine (une drogue immunomodulatrice) sur les îlots et les macrophages in vitro. Nous avons ainsi démontré que l’usage de la rapamycine avec la mise en place d’un pré-traitement des îlots et du receveur avant la greffe serait envisageable. Ces travaux ont permis de caractériser les mécanismes inflammatoires mis en oeuvre immédiatement avant et après transplantation. Ainsi, ces données offrent de nouvelles pistes thérapeutiques susceptibles de prévenir et/ou limiter l’inflammation au cours de la transplantation d’îlots pancréatiques.