Thèse soutenue

Le pouvoir de la négativité et son fonctionnement dans le texte métafictionnel à travers cinq œuvres : pale Fire par Vladimir Nabokov, Coming Soon!!! par John Barth, Waterland par Graham Swift, Gerald’s Party par Robert Coover et White Noise par Don Delillo.

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Auteur / Autrice : Jihene Bouraoui
Direction : Cornelius CrowleySadok Bouhlila
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langues, littératures et civilisations des pays anglophones
Date : Soutenance le 27/10/2012
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Jury : Président / Présidente : Thomas Dutoit
Examinateurs / Examinatrices : Cornelius Crowley, Sadok Bouhlila, Thomas Dutoit, Nejet Mchala, Françoise Sammarcelli
Rapporteurs / Rapporteuses : Nejet Mchala
DOI : 10.70675/2907a8bdz27c2z4c3fz9ef9z537aadbc8efd

Résumé

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La thèse se donne comme objectif l’appréhension des catégories de la négativité dans le texte métafictionnel en tant qu’une force libératrice et transformatrice qui, à la fois, assure la survie du texte malgré son aspect fragmentaire et multidirectionnel, et pousse le lecteur à s’engager dans une quête de l’insensé et du paradoxal qui n’embarque pas sur le nihilisme ‘négatif’, mais aboutit plutôt à la découverte de la face cachée constructive de la négativité, qu’est l’autocréation. Pour mener un tel projet, un assemblage littéraire de cinq œuvres disparates- Pale Fire par Vladimir Nabokov, Coming Soon!!! par John Barth, Waterland par Graham Swift , Gerald’s Party par Robert Coover et White Noise par Don Delillo- sert de terrain propice au travail de la négativité qui consiste essentiellement à démystifier et détruire des systèmes clos d’origine métaphysique et construire de nouveaux systèmes de valeurs, sans aucune prétention ou aspiration à la transcendance et la suprématie. Pour comprendre l’économie d’un tel texte, on va suivre trois étapes dont chacune correspond à une partie de la thèse : « L’éthique du texte métafictionnel », « L’esthétique du texte métafictionnel » et « La politique du texte métafictionnel ». La première partie s’engage à dégager l’ensemble d’impératifs éthiques qui mettent en œuvre la force de négativité. La deuxième partie s’engage à étudier les techniques de narration et d’écriture mises en œuvre pour activer les impératifs éthiques. La troisième partie s’engage à explorer la faisabilité et les limites des principes que l’on peut se construire en s’appropriant la négativité du texte. Le processus mis en œuvre dans les trois parties de la thèse est marqué par un combat perpetuel qui démontre l’aspect fallacieux et artificiel des construits et prouve, paradoxalement, notre incapacité de s’en passer pour exister.