Thèse soutenue

Etude intégrée des variations comportementales, neurochimiques et cellulaires de la cocaïne : Analyse des variations à court et à long terme : Importance du profil d’administration et anticipation de l’effet renforçant de la drogue

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Stéphanie Puig
Direction : Florence Noble
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Neurosciences
Date : Soutenance le 21/11/2012
Etablissement(s) : Paris 5
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Médicament, toxicologie, chimie, environnement (Paris ; 2010-2013)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Neuropsychopharmacologie des addictions. Vulnérabilité et variabilité expérimentale et clinique
Jury : Président / Présidente : Catherine Marchand
Examinateurs / Examinatrices : Florence Noble, Catherine Marchand, Jean Zwiller, Michel Hamon, Nadia Benturquia, Didier Touzeau
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean Zwiller, Michel Hamon

Mots clés

FR  |  
EN

Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

FR  |  
EN

La prise répétée de cocaïne entraine la mise en place d’une addiction durable. Cette maladie neuropsychiatrique est un problème de santé public majeur en France et dans le monde. Les effets aigus de la cocaïne sont maintenant bien connus mais il est encore difficile d’établir un consensus des conséquences d’une administration répétée de ce psychostimulant au niveau central. En effet, les résultats rapportés dans la littérature actuelle présentent de nombreuses disparités. Nous pensons que cela pourrait être dû aux différences de protocole d’administration utilisés par chaque laboratoire. Nous émettons l’hypothèse que si à l’heure actuelle il n’existe pas de traitement efficace pour traiter les cocaïnomanes, c’est que les thérapies ne prennent pas en compte les différentes modifications neurobiologiques induites par les différents profils de consommation. Afin de tester cette hypothèse, nous avons comparé deux profils d’administration différents de cocaïne chez le rat. Nous nous sommes intéressés aux conséquences comportementales, neurochimiques et cellulaires après un sevrage court et un sevrage long. Nous avons mis en évidence que les adaptations comportementales (activité locomotrice et exploratoire), neurochimiques (dopamine extracellulaire) et cellulaires (récepteurs dopaminergiques) basales et en réponse à une dose de rappel, sont différentes selon le profil d’administration de cocaïne. Nous avons également mis en évidence une anticipation neurochimique dopaminergique et locomotrice, exactement à l’heure habituelle d’injection et qui varie selon le profil d’administration. Dans un deuxième temps, nous avons montré que le BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor), qui est une neurotrophine du système catécholaminergique, varie à la fois au niveau central et au niveau périphérique, de façon spécifique pour chaque profil d’administration de cocaïne. L’utilisation en clinique de ce biomarqueur périphérique (BDNF), permettrait d’évaluer les variations neurobiologiques centrales chez les patients cocaïnomanes et d’établir un traitement thérapeutique approprié à leur profil de consommation. L’ensemble des résultats obtenus au cours de cette thèse, ont permis de montrer que le profil d’administration a une grande importance sur les conséquences neurobiologiques de la cocaïne