Thèse soutenue

De l’interpersonnel à l’intrapsychique : étude longitudinale et comparative des dysfonctionnements interactifs, de l’attachement puis du devenir narratif et du fonctionnement psychique des enfants de mères présentant un trouble de personnalité borderline/état-limite

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Auteur / Autrice : Marie-Camille Genet
Direction : Bernard GolseGisèle Apter-Gordey
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie clinique
Date : Soutenance le 29/09/2012
Etablissement(s) : Paris 5
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Cognition, comportements, conduites humaines (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine ; 1996-....)
Jury : Président / Présidente : Sylvain Missonnier
Examinateurs / Examinatrices : Bernard Golse, Gisèle Apter-Gordey, Sylvain Missonnier, Chantal Zaouche Gaudron, Drina Candilis-Huisman, Blaise Pierrehumbert
Rapporteurs / Rapporteuses : Chantal Zaouche Gaudron, Drina Candilis-Huisman

Résumé

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Cette étude constitue un suivi longitudinal prospectif d’une cohorte de dyades de mères présentant un trouble de personnalité borderline avec leur enfant, dans une approche comparative avec unepopulation contrôle de dyades avec des mères sans trouble psychique. Elle a pour but d’éclairer le fonctionnement intrapsychique des mères et des bébés par l’étude des interactions précoces entre les mères borderline et leur bébé de trois mois. La grossesse représente une véritable crise identitaire et narcissique nécessitant un réaménagement des imagos maternels. Celui-ci ébranle l’identité de ces mères borderline déjà fragilisée par un narcissisme défaillant. Le bébé impose une relation de dépendance de laquelle la mère ne peut s’extraire. Les interactions précoces entre ces mères et leur bébé sont décrites comme étant teintées par l’intrusivité et la répétitivité, et reflètent leur incapacité à s’accorder aux rythmes propres et aux mouvements affectifs de leur enfant. Elles seraient en difficulté au sein d’un partage intersubjectif troublé pour aider le bébé à réguler ses émotions. Cette étude a aussi pour but d’éclairer la manière dont les comportements d’attachement de ces enfants, à 13 mois, s’ancrent dans la particularité de ces dysfonctionnements interactifs. L’évaluation des représentations d’attachement chez ces enfants, âgés de 4 à 8 ans, met en lumière différentes évolutions dans la qualité de leur attachement. Enfin, une approche psychodynamique de leurs récits, au test des histoires à compléter, éclaire les particularités de leur fonctionnement psychique.