Thèse soutenue

Les cercles de collectionneurs et de numismates dans la région de Pékin durant la première moitié du XIXème siècle : échange des monnaies anciennes, partage des idées et renouveau des études numismatiques

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Auteur / Autrice : Lyce Jankowski
Direction : Osmund Bopearachchi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 06/11/2012
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris-Sorbonne (Paris)
Jury : Président / Présidente : Michel Amandry
Examinateurs / Examinatrices : Osmund Bopearachchi, Emmanuel Poisson, François Thierry

Mots clés

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Résumé

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La période qui s’étende de la fin du XVIIIe siècle à la première moitié du XIXe constitue un âge d’or de la numismatique chinoise. Suite à l’édition en 1751 du Qinding qianlu, nombreux sont les collectionneurs qui s’intéressent à la monnaie et qui s’engagent dans la publication de catalogues, de monographies ou d’études érudites. Ces publications qui s’inspirent des méthodes appliquées en littérature par le courant d’érudition appelé l’ « Ecole des vérifications et des preuves » (kaozhengxue), entraînent une révolution méthodologique dans les études numismatiques. L’œuvre la plus représentative de cette période est le Guquanhui de Li Zuoxian (1807-1876) publiée en 1864. Cet ouvrage rassemble les collections, ainsi que les idées d’une communauté de passionnés qui correspondaient régulièrement, s’échangeaient des monnaies, estampages ou encore manuscrits et se réunissaient parfois. Mettre en évidence la nature des correspondances entre membres de ce cercle et l’existence d’échanges marchands et amicaux entre passionnés à la capitale permet de comprendre dans quelle mesure les échanges informels ont contribué à l’élaboration de critères d’étude des monnaies et à faire faire un bond qualitatif sans précédent à la numismatique chinoise. Il s’agit de voir quand quelle mesure les réseaux de sociabilité existant entre collectionneurs ont contribué aux progrès significatifs de cette époque, c’est-à-dire de retracer l’apparition d’une exigence de scientificité dans le milieu des collectionneurs privés. Cette recherche questionne aussi l’articulation entre le goût de la collection et la réflexion historique savante.