Thèse soutenue

Traduire la philosophie : quelque part dans l'inachevé. : le souffle cartésien dans la langue de Cervantès

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Auteur / Autrice : Susana Mauduit-Peix Geldart
Direction : Colette LaplaceJosé Luis Fuertes Herreros
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Traductologie
Date : Soutenance le 22/09/2012
Etablissement(s) : Paris 3 en cotutelle avec Universidad de Salamanca (Espagne)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CLESTHIA (Paris)
École : École supérieure d'interprètes et de traducteurs (Paris)
Jury : Président / Présidente : Jean-Yves Masson
Examinateurs / Examinatrices : Colette Laplace, José Luis Fuertes Herreros, Jean-Yves Masson, Bernard Darbord, Amparo Hurtado Albir, Jean-René Ladmiral

Résumé

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A la charnière de deux disciplines, (philosophie et traductologie), ce travail se propose d’explorer les enjeux de la traduction des œuvres philosophiques, et d’en illustrer la portée sur un corpus de textes de Descartes (Discours de la Méthode, Méditations métaphysiques avec Objections et Réponses) et de Pascal (Pensées) dans leurs traductions en espagnol. Notre travail est structuré en trois parties. Dans un premier temps, nous nous proposons d’analyser les enjeux typologiques (spécificité intrinsèque de cette modalité traductive face notamment à la traduction littéraire, d’une part, et à la traduction des textes pragmatiques, techniques ou scientifiques, de l’autre), textuels (caractéristiques discursives du style et des genres philosophiques) et « logosophiques » (problématique de la prétendue « philosophicité » de certaines langues, comme le grec ou allemand, au détriment d’autres, comme l’espagnol). Ensuite, nous entreprenons une première approche du projet traductif en analysant tour à tour le contexte éditorial, le positionnement du traducteur en amont de l’entreprise traductive et les différentes étapes du processus de traduction, afin de dégager les notions opératoires permettant de procéder à l’analyse du corpus. Enfin, la troisième partie s’efforce d’illustrer les problématiques abordées, suivant trois axes étude i) du contexte d’énonciation (enjeux de la diachronie, dimension intertextuelle, espace retraductif), ii) de la place fondamentale que joue le concept dans la traduction philosophique (analyse en parallèle des concepts cartésiens en français et en espagnol) et iii) des enjeux de l’argumentation (choix de la langue, contraintes génériques, rôle du style).