Rôle des stéroïdes ovariens dans la dynamique cellulaire et moléculaire de la glande mammaire bovine : Implications dans la persistance de la lactation
| Auteur / Autrice : | Lucile Yart |
| Direction : | Pierre-Guy Marnet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Biologie et agronomie |
| Date : | Soutenance en 2012 |
| Etablissement(s) : | Rennes, Agrocampus Ouest |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La maîtrise de la production laitière nécessite de comprendre les mécanismes physiologiques, cellulaires et moléculaires qu’elle implique, notamment dans la glande mammaire. Des données issues de la littérature suggèrent que les stéroïdes ovariens, œstradiol et progestérone, ont une influence négative sur la production laitière et la persistance de la lactation. L’objectif de cette thèse est d’étudier l’effet des stéroïdes ovariens sur la dynamique cellulaire et moléculaire des cellules épithéliales mammaires responsables de la synthèse des constituants du lait, et leurs implications dans la persistance de la lactation chez la vache laitière. Deux niveaux d’approches complémentaires, in vivo et in vitro, nous ont permis de montrer que, chez la vache laitière, la suppression des sécrétions ovariennes améliore la persistance de la lactation en limitant la chute de production laitière après le pic de lactation. L’effet négatif des sécrétions ovariennes sur la production laitière passe par une augmentation du taux d’apoptose et du remodelage tissulaire qui conduit à une perte des cellules épithéliales mammaires et altère l’intégrité du tissu sécréteur. Cette action sur la glande mammaire intervient principalement en fin de lactation, quand la réceptivité à l’œstradiol du tissu sécréteur augmente, et passerait principalement par un effet direct de l’œstradiol sur les cellules épithéliales mammaires.