Thèse soutenue

Silence des affects chez des enfants présentant des troubles dysorthographiques

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Auteur / Autrice : Jean-Luc Bernabé
Direction : Solange Carton
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 14/12/2012
Etablissement(s) : Montpellier 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale 60, Territoires, Temps, Sociétés et Développement (Montpellier ; ....-2014)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Dynamique des capacités humaines et des conduites de santé
Laboratoire : Dynamique des capacités humaines et des conduites de santé / EPSYLON
Jury : Président / Présidente : Gérard Pirlot
Examinateurs / Examinatrices : Solange Carton, Gérard Pirlot, Aline Cohen de Lara, Alberto Konicheckis, Marie Dessons
Rapporteurs / Rapporteuses : Aline Cohen de Lara, Alberto Konicheckis

Résumé

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La dysorthographie est considérée en psychiatrie comme un trouble spécifique des apprentissages. Les découvertes neuropsychologiques de la place des émotions dans les apprentissages confirment une idée soutenue par l’approche psychopathologique psychanalytique selon laquelle le développement cognitif ne peut être dissocié du développement affectif. Notre recherche a porté sur le silence des affects repéré chez certains enfants présentant ce trouble dans notre pratique clinique, émettant l’hypothèse d’une logique psychosomatique sous-tendant ce symptôme. L’analyse du CAT d’un groupe de vingt enfants et l’analyse de la thérapie d’une enfant de neuf ans ont permis de mettre en évidence une répression majeure des affects, une restriction de l’expression fantasmatique, une prévalence des agirs et des sensations en lien avec un attachement fort au perçu. La présence de ces éléments laisse envisager que dans ces cas, le symptôme dysorthographique peut témoigner de l’action de défenses de type opératoire et ne constitue pas un symptôme psychonévrotique exprimant un conflit symbolique. Au-delà de l’hétérogénéité du fonctionnement psychique de ces enfants, l’existence de telles constantes cliniques nous conduit à établir un parallèle entre le symptôme dysorthographique et un symptôme psychosomatique. Ceci ne le laisse cependant pas dépourvu de sens, que nous avons tenté de rechercher à travers l’analyse des mouvements transféro-contre-transférentiels de la thérapie de Jeanne. Nous avons ainsi été amené à proposer l’hypothèse d’un défaut de subversion libidinale à l’origine d’un maintien dans une écriture purement fonctionnelle et mécanique chez certains patients dysorthographiques.