Caractérisation de la diversité microbienne de l’air des espaces clos.
| Auteur / Autrice : | Carole Gaüzere |
| Direction : | Jean-Jacques Godon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Microbiologie, parasitologie |
| Date : | Soutenance le 20/03/2012 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Systèmes Intégrés en Biologie, Agronomie, Géosciences, Hydrosciences, Environnement (Montpellier ; École Doctorale ; 2009-2014) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Biotechnologie de l'Environnement (Narbonne) |
| Jury : | Président / Présidente : Philippe Hinsinger |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Jacques Godon, Philippe Hinsinger, Caroline Duchaine, Anne-Marie Delort, Michael Dubow, Marina Moletta | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Caroline Duchaine, Anne-Marie Delort | |
| DOI : | 10.70675/25ce1375z5f11z4051zbe76zf10bca4695fe |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
L'occupation quasi constante des environnements intérieurs (en moyenne 90% du temps), expose en permanence les occupants à une large variété de microorganismes présents dans l'air de ces espaces. En raison de difficultés technologiques liées à la collecte et à l'analyse, ce domaine scientifique reste pourtant quasiment vierge et ce, malgré les retombées possibles dans le domaine de la santé. Le manque est particulièrement marqué, en ce qui concerne l'exposition des individus aux aérosols microbiens et plus globalement la gestion sanitaire de la qualité de l'air des espaces clos. Cette étude a pour objectif la caractérisation de la diversité microbienne de l'air de différents espaces clos collectifs par une approche qualitative et quantitative. L'ensemble de l'étude a porté sur des environnements sensibles d'un point de vue des occupants (Hôpital), de la densité de fréquentation (Le Musée du Louvre) ou d'un temps d'exposition prolongé (Bureau).L'originalité de cette thèse a résidé dans l'association d'une stratégie d'échantillonnage représentative des environnements étudiés et d'outils analytiques pertinents permettant d'étudier la microflore de l'air indépendamment de la cultivabilité des micro-organismes. Pour la première fois, un séquençage haut débit (pyroséquençage 454) a été appliqué à des échantillons d'air intérieur permettant d'accéder à une diversité microbienne rare comme le sont les espèces pathogènes. Les résultats montrent une diversité microbienne plus riche que celle habituellement observée par des méthodes culturales. Plusieurs micro-organismes impliqués dans des problématiques sanitaires ont été retrouvés (Borrelia spp., Burkholderia spp., Legionella spp., Neisseria spp. et Mycobacterium spp.). Les résultats mettent en évidence une stabilité à la fois spatiale et temporelle pour les bactéries retrouvées dans l'air intérieur. Cette stabilité est à la fois qualitative (structure des communautés microbiennes) et quantitative (abondance des microorganismes). La forte présence de séquences d'origine humaine permet de considérer l'Homme comme le principal élément orientant la microflore bactérienne de l'air intérieur. Des « cores species » signant l'air intérieur anthropisé ont pu être identifiées.