Constructions du principe autoritaire : stratégies coloniales et post-coloniales en Afrique subsaharienne
| Auteur / Autrice : | Sophie Kourouma |
| Direction : | Jean-Jacques Wunenburger |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Etudes des systèmes |
| Date : | Soutenance le 07/09/2012 |
| Etablissement(s) : | Lyon 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de philosophie (Lyon ; Grenoble ; 2007-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Arlette Chemain |
| Examinateurs / Examinatrices : Jean-Michel Djian, Jean-Philippe Pierron | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Yacouba Konaté | |
| DOI : | 10.70675/fe05fc4fze6c1z41c2zbba7z511e2101aed9 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
L’histoire de la rencontre de l’Afrique et de l’Occident a, notamment, été énoncée en termes de « choc » ou d’« évènements-traumatismes ». Quoi qu’il en fût, c’est dans le cadre de la traite esclavagiste et de la colonisation que ces deux continents se sont « heurtés ». Leur confrontation a donc procédé, dans une large mesure, d’une pensée inégalitaire basée sur le postulat raciste, impulsée par une volonté répondant à des impératifs de conquête et économiques, supportée par un mode de gouvernement produisant et légitimant la domination et l’exploitation. Partant de l’évènement de cette rencontre et de son récit, il s’agit d’établir quels sont les concepts que la pensée imagine, façonne et énonce afin de justifier et d’exercer un pouvoir de domination. Énoncer, c’est fabriquer de la domination et la rendre légitime, telle est l’affirmation que nous étudions à travers le prisme de l’évènement de la rencontre – le temps de la colonie, particulièrement – et, également, après la colonie – en situation post-coloniale.Cette étude s’inscrit dans le questionnement critique post-colonial. À l’instar de la domination coloniale, il s’agit de déterminer, en Afrique post-coloniale, les imaginaires et les énoncés qui produisent et légitiment un pouvoir hégémonique, comment et par qui l’autorité s’exerce, ce qu’est le politique – tout est-il politique ? –, sur quels critères une pratique ou un discours constituent-t-ils des modalités d’expression et de participation politique ?En spécifiant l’énonciation de l’autorité – son « effet d’oracle » – et les stratégies de la domination coloniale et post-coloniale, la question de leur efficience et de leur omniscience se pose. L’enjeu est d’analyser la convergence des histoires afin de penser le post-colonial comme un engagement de la recherche dans la construction d’une démocratie post-raciale en Afrique et en Occident.